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La pollution de l’air est responsable de 15 % des morts annuelles à l’échelle mondiale selon le rapport sur la pollution atmosphérique mondiale du Global Alliance on Health and Pollution (GAHP), publié début décembre.

La pollution atmosphérique fait de lourds dégâts humains

Récemment, la pollution dans la région de New Delhi (Inde) a été largement rapportée, mais celle-ci touche tout le monde, sans faire d’exception entre pays pauvres ou développés. « Le classement des dix premiers pays avec le plus de morts dues à la pollution inclut les nations les plus grandes et les plus riches au monde, et certaines parmi les plus pauvres », rapporte le communiqué du GAHP.

Ainsi, l’Inde et la Chine sont les pays les plus touchés par les morts causées par la pollution de l’air, avec respectivement 2,3 millions et 1,8 million de décès annuels. Les Etats-Unis arrivent en septième position : si le pays arrive 132e au nombre de décès pour 100 000 personnes, se comptent toutefois 197 000 décès annuels dus à la pollution. Le classement des décès totaux inclut également le Nigéria, l’Indonésie, le Pakistan, le Bangladesh, la Russie, l’Éthiopie et le Brésil sur ses dix premières marches.

Il est difficile d’estimer le nombre de morts au niveau mondial, mais celui-ci s’élèverait à 9 millions.

La pollution touche partout, tout le monde

Dr Jack Caravanos, professeur à la New York University et conseiller pour le GAHP, explique : « Bien que la pollution soit l’un des plus gros tueurs au monde, trop peu de ressources sont dédiées à la hauteur de son impact. Il est difficile de faire un lien entre les morts et la pollution, au vu du nombre de types de pollutions et ce qu’ils engendrent. Une personne mourant d’une maladie, par exemple, pourra ne pas être comptée dans les morts liées à la pollution, même si la pollution en a été un facteur majeur. »

Les conséquences mondiales de la pollution sur la santé des vivants sont massives : le GAHP recense à ce jour près de 275 millions de DALYs , ou Disability-Adjusted-Life-Years, autrement dit d’années de vie en moins passées en bonne santé sur l’ensemble de l’humanité. Par ailleurs, la pollution est responsable de 21 % des décès dus à des maladies cardiovasculaires et 43 % des morts postérieures à un cancer du poumon.

Rachael Kupka, à la tête du GAHP, est formelle : « Ce rapport nous rappelle que la pollution est une crise mondiale. Peu importe où vous vivez. La pollution vous trouvera. »

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