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La pollution représente l’une des plus grandes menaces pour notre planète et notre société, que cela soit sur le plan écologique ou sanitaire. De plus en plus d’études font état des impacts négatifs de la pollution. L’une des plus récentes d’entre elles a expliqué que réduire la pollution de l’air pourrait permettre d’éviter 50 000 décès par an en Europe.

Plus de 50 000 vies pourraient être sauvées

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que la pollution de l’air tue plus de sept millions de personnes chaque année. C’est également l’une des principales causes de maladie et d’absentéisme dans le monde. Une nouvelle étude a ainsi montré que réduire la pollution de l’air aux niveaux recommandés par l’OMS permettrait d’éviter 51 213 décès par an dans les villes européennes. Cette étude, publiée dans The Lancet Planetary Health, est la première à estimer le fardeau des décès prématurés dus aux particules fines (PM2,5) et au dioxyde d’azote (NO2), des agents nocifs liés à la pollution atmosphérique.

Selon l’OMS, le seuil recommandé pour les PM2,5 est de 10 microgrammes par mètre cube d’air par an. Pour le dioxyde d’azote, le seuil recommandé est de 40 microgrammes par mètre cube d’air par an. Si atteindre ces seuils permettait d’éviter plus de 50 000 décès par an, aller au-delà de ces niveaux recommandés pourrait prévenir annuellement près de 125 000 décès prématurés dus à l’exposition aux PM2,5 et près de 80 000 décès prématurés dus à l’exposition au NO2.

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Des populations exposées à des particules fines nocives pour la santé

L’étude s’est particulièrement focalisée sur les villes dans la mesure où les niveaux de pollution de l’air sont généralement plus élevés en raison du nombre élevé de la population et de tout ce que cela implique, comme une plus grande consommation en énergie. En tout, les chercheurs ont effectué leur analyse en se basant sur les estimations enregistrées auprès de 1000 villes européennes. Ces villes ont été classées en fonction du score de charge de mortalité due à la pollution atmosphérique qu’elles ont obtenu. Ce score a été obtenu en utilisant des données spécifiques à chaque ville concernant leurs modèles de pollution atmosphérique et les chiffres sur la mortalité.

Si les résultats étaient très variés d’une ville à une autre, la constatation générale est qu’en moyenne, 84 % de la population des villes étudiées était exposée à des niveaux de PM2,5 supérieurs à la directive de l’OMS, et 9 % était exposée à des niveaux de NO2 supérieurs aux recommandations, a rapporté The Guardian. Selon les chercheurs, cela signifie que les efforts déployés pour lutter contre la pollution de l’air sont encore loin d’être suffisants. « L’étude prouve que de nombreuses villes n’en font pas encore assez pour lutter contre la pollution atmosphérique et que des niveaux supérieurs aux directives de l’OMS entraînent des décès inutiles », a déclaré Mark J Nieuwenhuijsen, coauteur de l’étude, dans un communiqué.

Étant donné la situation, les chercheurs ont appelé à une action politique urgente pour réduire la pollution de l’air. A cet effet, ils ont souligné le fait qu’il fallait prendre la peine d’effectuer des évaluations au niveau régional, car ce sont des données fréquemment oubliées dans les estimations au niveau national. Enfin, les secteurs qui doivent prioritairement être ciblés dans la lutte contre la pollution atmosphérique sont le transport et le secteur industriel. Une interdiction de la combustion de bois domestique a également été recommandée. Les chercheurs recommandent également de planter plus d’arbres dans les villes afin de les rendre plus saines, plus vivables et plus durables.

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