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Accusé d’avoir régulièrement accédé à la base de données de la police métropolitaine de Londres et téléchargé des documents confidentiels au sujet de l’enquête criminelle dont il faisait l’objet, l’homme a été reconnu coupable de manquements au Computer Misuse Act et condamné.

L’homme a été condamné à 150 heures de travaux d’intérêt général

Entre novembre 2017 et octobre 2018, ce policier gradé a accédé illégalement à la base de données de la police londonienne depuis le quartier général de haute sécurité de l’Empress State Building, situé dans le sud-ouest de la métropole anglaise. Faisant à l’époque l’objet d’une enquête criminelle, il a notamment été accusé d’avoir téléchargé des documents sensibles afin de suivre l’avancement de son propre dossier et de s’être également renseigné au sujet d’autres affaires en cours.

Dans le cadre de son procès s’étant déroulé la semaine dernière au tribunal de première instance de Westminster, l’homme a plaidé coupable aux trois chefs d’accusation qui lui étaient reprochés et a été condamné à 150 heures de travaux d’intérêt général. Il devra par ailleurs verser un total de 540 livres, comprenant amende et frais judiciaires. Selon la police métropolitaine de Londres, une enquête interne sur les fautes professionnelles commises par ce sergent, actuellement en service restreint, est toujours en cours.

Une pratique courante

L’accès aux bases de données internes de la police constitue un véritable problème au Royaume-Uni depuis de nombreuses années. En 2015, la police métropolitaine de Londres avait ainsi enregistré trois fois plus d’allégations d’utilisations abusives de ces fichiers par ses propres fonctionnaires (qui avaient abusé de leurs privilèges à 173 reprises), tandis qu’en 2017, les différents services de police du pays indiquaient avoir enquête sur un total de 779 cas de possible utilisation abusive de données confidentielles dans leurs propres rangs.

Un constat accablant qui avait à l’époque poussé le principal syndicat de police du pays à reconnaître que plusieurs de ses membres commettaient des atteintes à la protection des données de façon « récurrente ». Quelques années auparavant, l’Inspection de la police de Sa Majesté britannique (HMIC) avait de son côté estimé qu’un certain nombre d’organisations non policières disposaient d’un accès total à l’ordinateur central de la police nationale britannique, en raison d’accords juridiques flous ou étant arrivés à expiration.

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