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Fièvre, toux sèche, maux de tête, difficulté à respirer… ce n’est pas parce que vous ne présentez aucun de ces symptômes que vous n’êtes pas infecté par le coronavirus ! C’est en tout cas ce que suggère un groupe de chercheurs britanniques dans un article publié dans le British Medical Journal (BMJ). L’article en question est basé sur de récentes données dévoilées par la Commission nationale chinoise de la santé.

Selon ces fameuses données, 4 infections sur 5 seraient asymptomatiques : cela veut donc dire que de nombreuses personnes porteuses du coronavirus ne présentent aucun des symptômes de la maladie. Les autorités chinoises ont dévoilé des chiffres alarmants à ce sujet : le mercredi 1er avril, 78 % des nouveaux cas de coronavirus qu’elles avaient dénombrés ne présentaient aucun symptôme de la maladie, soit 130 infectés sur 166.

Pour le moment, ces informations sont encore à prendre avec des pincettes, car ces chiffres ne sont basés que sur un petit échantillon. De plus, on ne sait pas encore exactement comment les cas ont été identifiés, les autorités n’ayant pas donné de détails à ce sujet.
Malgré tout, pour Tom Jefferson, épidémiologiste et chercheur honoraire au Center for Evidence-Based Medicine de l’université d’Oxford (Grande-Bretagne), ces découvertes ne doivent pas être prises à la légère : « Ces chiffres suggèrent que le virus est partout. » Tom Jefferson est même persuadé que le virus circule déjà depuis un bon moment parmi nous, et que de nombreuses personnes y ont déjà été exposées et/ou contaminées sans le savoir.

Tom Jefferson se pose la question suivante concernant l’utilité et l’efficacité du confinement : « Si ces résultats sont représentatifs, alors nous devons nous demander : Pourquoi nous confiner ? » Nous pouvons donc supposer qu’il pense que le virus étant partout, cela ne sert à rien de se confiner, d’autant plus que 4 personnes sur 5 ne tomberont pas « malades ». Il oublie donc de prendre en compte les possibilités de transmettre le virus à quelqu’un de fragile. Surtout maintenant que l’on sait qu’il ne faut pas toujours se fier à l’apparition des symptômes pour reconnaître une personne malade. Les chercheurs attendent encore de recevoir de nouvelles données pour confirmer réellement leurs doutes.