Créée à partir de cellules souches, cette peau artificielle est un véritable espoir pour soigner les grands brûlés

Depuis plusieurs années, beaucoup de recherches scientifiques ont tenté de mettre au point des organes artificiels de plus en plus élaborés, afin de pouvoir un jour les greffer à des patients humains. Désormais, des chercheurs japonais ont conçu une nouvelle peau très prometteuse, qui répond parfaitement à la transplantation et se rapproche grandement d’une peau naturelle. SooCurious vous présente cette avancée médicale majeure.

Des scientifiques du laboratoire de biologie du Riken Center, au Japon, en collaboration avec l’université des sciences de Tokyo, ont transplanté avec succès sur des souris, de la peau cultivée en laboratoire qui ressemble plus que jamais à une peau naturelle.

Cellules-laboratoire-shutterstock Des cellules cultivées en laboratoire via Shutterstock

Les chercheurs ont prélevé des cellules de gencives à une souris et les ont transformées chimiquement en cellules souches pluripotentes induites (CSPi). Cette technique, développée en 2006, permet aux CSPi de se développer en à peu près n’importe quel organe, et donc possiblement, de la peau.

Une fois transformées en peau de souris artificielle, les scientifiques ont ensuite greffé les cellules créées à des souris présentant un système immunitaire déficient, permettant à la nouvelle peau de se développer plus facilement.

Souris-laboratoire-shutterstock Une souris de laboratoire via Shutterstock

Même si la peau créée en laboratoire n’a pas encore l’aspect d’une peau « normale », elle s’est tout de même développée correctement, restant en bonne santé et se fondant dans le tissu naturel, si bien que des poils sont apparus dessus et que la peau a transpiré normalement. Surtout, et c’est l’un des points les plus importants lors d’une transplantation, la nouvelle peau était en mesure de se connecter aux nerfs et aux muscles à proximité.

Selon Takashi Tsuji, de l’institut Riken et qui a dirigé l’étude, « jusqu’à présent, le développement de peau artificielle fut entravé par le fait qu’elle ne disposait pas d’organes importants, comme les follicules pileux et les glandes exocrines, qui permettent à la peau de jouer son rôle important dans la régulation ».

 

La peau artificielle cultivée en laboratoire : 

Peau-artificielle-

Désormais, l’organe créé contient les couches habituelles de la peau, à savoir des follicules pileux, du sébum et des glandes sudoripares (pour la transpiration). Ainsi, grâce à cette avancée majeure, la médecine a assurément franchi une étape cruciale, et devrait continuer ses recherches en ce sens, avec des essais possiblement tentés sur l’Homme d’ici une dizaine d’années.

Les applications de cette nouvelle peau, elles, sont multiples, puisqu’elle pourrait permettre de remplacer les animaux dans les tests effectués par les entreprises de cosmétiques, par exemple. Enfin, à terme, cet organe artificiel pourrait permettre aux patients malades ou atteints de brûlures d’être greffés de cette peau artificielle.

Peau-humaine-shutterstock De la peau humaine via Shutterstock

Ces travaux sont réellement une bonne nouvelle pour la médecine, puisqu’ils pourraient permettre de changer, dans l’avenir, la vie de nombreux malades. Si ce type de recherches scientifiques vous intéresse, découvrez cette technique d’impression 3D qui permet de créer des organes fonctionnels.


Le Dragonnier de Socotra est une plante qui produit une résine de couleur rouge sang.

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