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Il vous est peut-être déjà arrivé de vous retrouver dans l’incapacité (ou avec une grande difficulté) d’uriner dans des toilettes publiques, ou lorsque vous êtes près d’autres personnes. Si cette situation peut paraître un peu insolite, elle est en fait assez fréquente et peut transformer le quotidien de certaines personnes en véritable calvaire…

La parurésie, ou urinophobie, est cette peur irrationnelle de certaines personnes qui les conduit à ne pas pouvoir uriner lorsqu’elles sont entourées d’autres personnes. Le terme englobe également les personnes qui présentent cette gêne lorsqu’elles se retrouvent dans des toilettes publiques, lorsqu’elles sont en situation de stress, lorsqu’elles se sentent observées ou écoutées ou encore lorsqu’elles sont pressées par le temps. 

Qualifié de phobie sociale, ce syndrome de la vessie timide peut être très handicapant dans la vie quotidienne. En effet, que ce soit au boulot, au resto ou dans le train, la personne peut présenter un trouble d’origine psychologique qui la bloque. Elle ne présente en apparence aucun trouble de type physiologique puisque chez elle, au calme, elle peut uriner tranquillement. 

En général, les hommes sont plus souvent atteints que les femmes, sûrement parce que les femmes ne se retrouvent pas confrontées à l’urinoir et au regard des autres. Ce trouble peut ainsi apparaître dès l’enfance ou l’adolescence et se poursuivre et devenir plus fort à l’âge adulte. De plus, environ 90 % des hommes sont touchés par ce trouble lorsqu’ils doivent remplir une fiole chez le médecin pour une analyse d’urine par exemple. 

Comme pour chaque phobie sociale, il existe des degrés différents. Certaines personnes sont dans la totale incapacité d’uriner en dehors de chez elles, et d’autres ont du mal à pouvoir uriner lorsqu’il y a une certaine proximité avec d’autres personnes. 

Les raisons et les causes sont également multiples. Un problème de confiance en soi, une peur d’autrui, un traumatisme à l’école (moqueries), un trouble éducatif (toilettes publiques sales, ne pas faire pipi debout…), etc., la liste est longue puisque le patient peut associer un évènement négatif avec les toilettes. L’origine est ainsi d’ordre psychologique, caractérisée dans certains cas de phobie sociale, et cet état de stress va conduire les sphincters à se contracter et à relâcher le muscle vésical.

Ce trouble toucherait ainsi jusqu’à 7 % de la population étudiée, près de 220 millions de personnes à travers le monde seraient concernées, selon une organisation américaine dédiée à ce trouble tabou. 

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