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Ce pansement électrique imprimable accélère la cicatrisation et tue les bactéries dangereuses

Il a permis de diviser par trois le temps de guérison

— © Terasaki Institute for Biomedical Innovation

Des chercheurs du Terasaki Institute for Biomedical Innovation ont mis au point un nouveau pansement expérimental particulièrement prometteur, utilisant l’électricité pour accélérer le processus de guérison et tuer les bactéries dangereuses.

Nanofils de cuivre et alginate

Présenté dans la revue Biomaterials, l’ePatch se compose de nanofils d’argent en suspension dans de l’alginate, dérivé d’algues déjà utilisé dans les pansements chirurgicaux, car il est biocompatible et permet de maintenir un niveau d’humidité optimal. En modifiant chimiquement ce dernier et en y ajoutant du calcium, l’équipe a pu augmenter les performances et la stabilité des nanofils d’argent.

L’hydrogel ainsi obtenu a été imprimé sur une feuille de silicone souple, dont la surface était partiellement recouverte d’un modèle semblable à un pochoir. Lorsqu’il a été retiré, l’alginate restant a formé les deux électrodes du pansement, qui ont été reliées à une source d’énergie externe. En faisant varier la taille et la forme des feuilles de silicone, les chercheurs ont pu créer des ePatchs capables de couvrir et d’épouser les contours d’une grande variété de plaies.

Au cours d’expériences impliquant des rats présentant des plaies externes, le courant électrique délivré a largement accéléré le processus de cicatrisation. Faisant migrer la peau et d’autres cellules de granulation vers le site, celui-ci a induit la formation de nouveaux vaisseaux sanguins et également réduit l’inflammation.

— Marques / Shutterstock.com

Une guérison largement accélérée

Alors que les plaies d’un groupe de rats témoins (non traitées) ont mis 20 jours à cicatriser, celles des rongeurs ayant bénéficié des ePatchs ont guéri en sept jours seulement, et les propriétés antibactériennes de l’argent ont permis de réduire les infections au minimum durant ce processus.

Lors du retrait des dispositifs, les chercheurs ont constaté que les rats traités présentaient moins de cicatrices que leurs homologues du groupe témoin, ce qui est probablement dû, au moins en partie, au fait que les cellules cutanées n’adhèrent pas au substrat en silicone et ne se détachent donc pas lorsque le bandage est retiré.

« En sélectionnant soigneusement les matériaux et en optimisant la formulation de notre gel, nous avons pu mettre au point un pansement électrique multifonctionnel, facile à fabriquer et rentable, qui facilitera et accélérera considérablement la cicatrisation des plaies », conclut Han-Jun Kim, auteur principal de l’étude.

Par Yann Contegat, le

Source: New Atlas

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