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Du fait des effets nocifs du réchauffement climatique, de la pollution de l’eau et bien d’autres menaces encore, les récifs sont aujourd’hui menacés. Il faut par conséquent agir pour les protéger, et c’est notamment ce que fait le gouvernement des Palaos en interdisant les crèmes solaires, toxiques pour les récifs.

Vers une meilleure protection du récif corallien dans le Pacifique

Depuis le 1er janvier 2020, les écrans solaires contenant des ingrédients comme l’oxybenzone et l’octinoxate ne peuvent plus être apportés ni vendus aux Palaos. Ces composés sont couramment utilisés dans la composition d’écran solaire, car ils absorbent les rayons ultraviolets A. Cependant, il faut aussi savoir qu’ils sont très toxiques pour les coraux. Il existe, en effet, des preuves scientifiques qui prouvent que les produits chimiques trouvés dans la plupart des écrans solaires sont toxiques pour les coraux, même à très petite dose.

Ainsi, les touristes verront leur crème être confisquée à l’entrée des Palaos, et les magasins qui en vendent pourraient être passibles d’une amende pouvant atteindre 900 €. Si les Palaos sont la première nation à mettre en vigueur une telle loi, il faut savoir qu’elle suit les pas d’Hawaï qui est devenu en mai 2018 le premier État américain à interdire la vente de crèmes solaires contenant des ingrédients nocifs pour les récifs coralliens.

Une mesure qui implique la bonne foi des habitants et des touristes

D’autres mesures environnementales ont été prises par le gouvernement des Palaos pour protéger la flore et la faune marines, dans la mesure où c’est l’un des plus grands sanctuaires sous-marins au monde. « Nous devons vivre et respecter l’environnement parce que l’environnement est le nid de la vie, et sans lui, personne aux Palaos ne peut survivre », a notamment déclaré le président Tommy Remengesau à l’AFP.

« Lorsque la science nous dit qu’une pratique endommage les récifs coralliens, les populations de poissons ou l’océan lui-même, nos habitants en prennent note et nos visiteurs aussi », a ajouté le président Remengesau. Il a ainsi déclaré que cette décision visait à garantir que les visiteurs et les touristes « deviennent une partie de la solution aux défis environnementaux de notre paradis vierge », selon le site web de l’International Coral Reef Initiative (ICRI).

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