Des chercheurs viennent de faire une découverte incroyable sur la disparition des dinosaures

Si les dinosaures ont subi une extinction de masse il y a 65 millions d’années, il se pourrait qu’un facteur, jusqu’alors inconnu, ait joué un rôle important dans la disparition de ces animaux. Des chercheurs de l’académie américaine des sciences affirment ainsi que la trop longue durée d’incubation des œufs aurait un lien avec la fin brutale de ces espèces.

Il existe de nombreuses thèses qui tentent d’expliquer la disparition des dinosaures. Parmi elles, l’impact d’un astéroïde géant est particulièrement privilégié. Dans un compte-rendu de l’Académie américaine des sciences publié le 3 janvier, des chercheurs émettent une nouvelle hypothèse sur le sujet : ils affirment que le temps d’incubation des œufs de dinosaures a pu avoir un rôle majeur dans leur extinction.

La théorie a été établie grâce à l’étude d’éléments très rares par les chercheurs : des dents d’embryons de dinosaures fossilisés (en particulier, celles de deux espèces : le protocératops et l’hypacrosaurus). À partir de ces dents, ils ont observé les lignes de croissance de ces dernières, un élément qui permet de connaître l’âge de l’embryon ainsi que sa durée d’incubation. Les chercheurs, à la suite à cette découverte, ont analysé et déterminé le temps d’incubation des œufs de dinosaures.

Contrairement à ce qu’ils croyaient depuis des années, à savoir que celui-ci était similaire à celui des œufs d’oiseaux, les œufs de dinosaures seraient en réalité plus proches de ceux des reptiles en terme de durée d’incubation. La reproduction des dinosaures pouvait prendre de 3 à 6 mois selon les espèces, une différence de taille car les œufs de reptiles mettent deux fois plus de temps que ceux des oiseaux pour éclore. Il y a 65 millions d’années, après la grande extinction, ce temps d’incubation aurait joué en défaveur des dinosaures, rendant leurs œufs plus vulnérables face aux oiseaux, mammifères et reptiles qui proliféraient.

Un protocératops
Un protocératops

Une telle découverte est très importante car, comme l’a évoqué Mark Norell, co-auteur des travaux sur le sujet et conservateur du département de paléontologie au musée américain d’histoire naturelle à New York : « nous savons très peu de choses concernant l’embryologie des dinosaures. Mais grâce à des technologies avancées comme les scanners et la microscopie à haute résolution, nous faisons des découvertes qu’on ne pouvait même pas imaginer il y a vingt ans ». Les œufs de dinosaures commencent à peine à révéler leurs secrets et ils risquent d’occuper les chercheurs pendant encore longtemps.


Le cerveau humain génère une puissance continue d’environ 20 watts

— @DailyGeekShow