— Daniel Eskridge / Shutterstock.com

Dans le règne animal actuel, nous savons que les odeurs ont un rôle essentiel. Nos chiens et chats peuvent passer des heures à sentir un coin de rue, de canapé ou même le sol de notre salon. De même, certains animaux marquent leur territoire en laissant des traces olfactives. Et nous aurons une petite pensée pour la moufette qui projette un musc fort odorant. Les animaux et les odeurs sont donc pratiquement indissociables. Mais qu’en était-il pour les dinosaures ?

L’odeur des dinosaures

Cela ne fait aucun doute que l’odeur ait joué un rôle essentiel dans la vie des dinosaures, qu’ils soient proies ou prédateurs. Et les fans de Jurassic Park – ou n’importe quel humain – peuvent imaginer l’odeur que pouvaient dégager les excréments d’un dinosaure. Notre imagination nous aide grandement à concevoir quelle odeur pouvait avoir un dinosaure. Mais si nous pouvions remonter à leur époque, quelle serait-elle ? Et ce n’est même pas dit qu’elle aurait été détectée par nos narines…

Aujourd’hui, nous apprenons de plus en plus de choses sur les dinosaures qui ont foulé notre Terre il y a de cela des millions d’années. Nous savons surtout à quoi ils pouvaient ressembler. Et il est aisé de savoir à quoi pouvait bien ressembler un dinosaure tel que le Tyrannosaurus rex. Avec tous les fossiles et os découverts, les scientifiques ont pu reconstituer des squelettes complets de ce grand prédateur. Il existe d’ailleurs une gigantesque base de données sur les dinosaures, avec illustrations et tutti quanti. Mais en ce qui concerne les odeurs ?

Le Tyrannosaurus rex était un fin limier

D’après une étude menée par Graham Hugues et John Finarelli, le Tyrannosaurus rex était un fin limier. Publiée en juin 2019 dans Processings of the Royal Society B, cette étude quantifie le nombre de gènes du T-rex impliqués dans sa capacité olfactive. Une autre étude datant de 2008 montre que le cerveau d’un T-rex et de ses cousins proches était en grande partie consacré à la transmission d’informations liées aux odeurs et à leur traitement. Les deux chercheurs ont pu déduire, grâce à des empreintes de cerveaux de certains crânes bien conservés et à la référence vivante des oiseaux, que le T-rex possédait environ 650 gènes déterminant ses récepteurs olfactifs. Par comparaison, un chien en possède 872 exactement.

Le T-rex faisait donc partie de ces dinosaures non aviaires qui possédaient un bulbe olfactif de taille équivalente au cerveau. De plus, d’autres grands prédateurs, comme l’Albertosaurus, présentaient aussi un grand nombre de gènes déterminant les récepteurs olfactifs. De même, certains dinosaures herbivores – Erlikosaurus – possédaient un odorat plus fin que certains carnivores.

Mais alors ça sentait quoi ?

Pour le moment, les scientifiques n’ont pas assez d’éléments pour savoir exactement quelle odeur pouvait dégager tel ou tel dinosaure. Il n’y a aucun doute sur le fait que l’odeur avait une importance dans le règne des dinosaures. Et les découvertes et les avancées technologiques permettent aux spécialistes de réelles avancées dans ce domaine. Aujourd’hui, il est possible de retrouver des fragments de protéines sur des fossiles. Donc, il sera peut-être possible d’enfin découvrir le doux parfum d’un dinosaure dans quelques années… Mais notre odorat nous permettra-t-il de le sentir ?

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