Image d’illustration -SN Thomas Photography / Shutterstockc.com

EDF fait l’objet de plaintes de la part d’associations de protection de l’environnement, pour 36 infractions au Code de l’environnement et à la réglementation relative aux installations nucléaires, pour la centrale de Flamanville. Un rapport pointe les dangerosités d’actions que peut causer la centrale.

36 infractions en matière environnementale relevées

Mardi, plusieurs associations, parmi lesquelles le Réseau Sortir du nucléaire et France Nature Environnement, ont déposé plainte contre EDF à cause d’infractions relevées à la centrale nucléaire de Flamanville, dans la Manche. En cause, des « malfaçons » du réacteur EPR qui, selon Sortir du nucléaire dans son communiqué, « ne sont pas le seul scandale sur le site nucléaire de Flamanville », et qu’ils déposent plainte « pour 36 infractions, ces faits étant susceptibles d’entraîner des pollutions graves et de mettre en danger les personnes intervenant sur le site ».

C’est un rapport de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), de juillet 2019, qui inspire aux ONG la volonté de traiter EDF en justice. Dans ce rapport, on y voit qu’« EDF prévoit de dépoter ensemble des substances chimiques (acide sulfurique, soude, eau de Javel, chlorure ferrique…) dont le mélange accidentel est reconnu comme dangereux, avec le risque de formation d’un nuage toxique de dichlore ». « Des boues contenant du cobalt 60, élément radioactif présentant une toxicité forte, ont été évacuées sans justification vers une filière conventionnelle au lieu d’être traitées comme déchets radioactifs », ajoute l’ONG, inquiète des répercussions que cela entrainerait contre l’environnement.

La centrale déjà placée sous « surveillance renforcée »

La centrale de Flamanville a déjà connu 7 incidents majeurs, de niveau 1 à 5, en 2018 et 2019, et avait été placée sous « surveillance renforcée » en septembre dernier par l’ASN, ce qui est assez rare. Depuis 2019, elle est même à l’arrêt, le réacteur 1 pour des problèmes de corrosion, et le 2 pour maintenance, mais le redémarrage est prévu pour le 31 octobre.

L’Institut de sûreté nucléaire (IRSN), bras technique de l’ASN, en décembre, jugeait déjà la situation de la centrale « très préoccupante » concernant les « écarts majeurs sur différents équipements de sûreté ». Mais selon lui, « la mise sous surveillance renforcée par l’ASN et le plan d’action d’EDF [était] de nature à améliorer la situation ». Mais ce dossier concernait les réacteurs 1 et 2, et non celui en construction, de type EPR.

La centrale nucléaire de Flamanville, après avoir été placée sous « surveillance » par l’ASN, fait désormais l’objet d’une plainte. La situation ne manquera pas de relancer le débat autour de l’interdiction ou non du nucléaire, au vu de la dangerosité de cette énergie. Affaire à suivre, donc.

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C’est tout de meme curieux que les EPR construits par des chinois encadrés par des français fonctionnent en Chine.