— Seumas Christie-Johnston / Shutterstock.com

Les mystères de notre planète sont encore nombreux, et malgré des années de recherches, les scientifiques continuent à réaliser des découvertes. Récemment, les chercheurs viennent de découvrir pas moins de 30 espèces jusque-là inconnues. Ces dernières ont été trouvées dans les abysses au large des Galapagos.

Des espèces inédites découvertes dans un endroit unique au monde

Dans un nouveau rapport, le parc national des Galapagos a annoncé qu’une équipe internationale de scientifiques marins a découvert 30 nouvelles espèces d’invertébrés dans les eaux profondes entourant les Galapagos. Selon les autorités du parc national de l’archipel équatorien, les chercheurs ont découvert des communautés fragiles de coraux et d’éponges, mais aussi de nouvelles espèces de crustacés. Parmi les espèces les plus importantes qui ont été découvertes, les chercheurs ont cité le premier corail mou solitaire géant ayant jamais été découvert, ainsi qu’un nouveau genre d’éponge de verre et des gorgones colorées qui abritent un grand nombre d’autres espèces nouvellement découvertes.

Cette découverte est le résultat de l’une des expéditions scientifiques les plus complètes pour caractériser les écosystèmes des grands fonds océaniques des Galapagos. Ces expéditions ont été réalisées à des profondeurs allant jusqu’à 3400 mètres à l’aide de véhicules télécommandés à la pointe de la technologie. Cette mission d’exploration sous-marine avait notamment la spécificité d’être la toute première expédition à avoir exploré trois monts sous-marins dans le nord de l’archipel des Galapagos. Les résultats des recherches de l’équipe – composée de scientifiques de la Fondation Charles Darwin, en collaboration avec la direction du parc national des Galapagos et Ocean Exploration Trust – ont été publiés dans la revue Scientific Reports.

https://twitter.com/parquegalapagos/status/1295386212501528578

De nouvelles espèces à protéger face à la menace humaine

Dans un communiqué de presse, le Dr Pelayo Salinas de León, auteur principal de l’étude, a souligné l’importance de cette découverte. « La mer profonde reste la dernière frontière de la Terre et cette étude fournit un aperçu des communautés les moins connues des îles Galapagos », a-t-il déclaré. Le Dr de León a ainsi expliqué qu’il était capital de préserver cette faune récemment découverte, notamment contre certaines pratiques humaines telles que la pêche et l’exploitation minière. En effet, même si ces espèces se trouvent dans la réserve marine des Galapagos, certaines activités illégales les mettent en danger.

Face à cette situation, « il est maintenant de notre responsabilité de veiller à ce qu’elles restent intactes pour les générations à venir », a ajouté le Dr de León. Cette déclaration fait écho aux inquiétudes des organismes de protection de la faune des Galapagos face à la menace d’une flotte de navires de pêche chinois naviguant dangereusement à proximité de la réserve marine. Bien que les navires n’aient pas encore franchi la frontière, la proximité des 300 navires a déjà affecté la faune de la région et les pêcheurs locaux font actuellement face à une nette diminution de leurs prises. Plus inquiétant encore, les responsables de Global Fishing Watch ont noté que certains de ces bateaux étaient déjà associés à la pêche illégale.  

Outre l’importance écologique de cette découverte, les scientifiques ont également expliqué que c’était une avancée considérable pour la compréhension des océans, et notamment des abysses. « Les nombreuses découvertes faites au cours de cette expédition montrent l’importance de l’exploration en haute mer pour développer une compréhension de nos océans », a expliqué le Dr Nicole Raineault, scientifique en chef d’Ocean Exploration Trust. À noter qu’actuellement, près de 80 % du royaume sous-marin – surtout les grandes profondeurs – reste inconnu des scientifiques, et les découvertes dans le domaine en sont d’autant plus importantes.  

COMMENTEZ

connectez-vous pour commenter
avatar
  S’abonner  
Notifier de