Il y a quelques semaine, à la pointe sud du Chili, un type d’orque rare et “légendaire” a été aperçu. Les scientifiques ne savent presque rien de cette espèce. Explications.

Que savons-nous de ces orques ?

Par le passé, nous n’avons pas entendu parler de cette nouvelle espèce, car même les scientifiques n’ont jamais eu la possibilité de l’observer et de l’étudier. Certains la pensaient même éteinte et la qualifiaient de légendaire, car ils n’en avaient pas vu depuis plusieurs décennies. Les connaissances liées à cet animal étaient basées sur des photographies, des nouvelles de pêcheurs. Mais surtout, sur la découverte d’un corps échoué en 1955, sur la plage de Paraparamu en Nouvelle-Zélande.

A l’époque, les études des tissus de l’animal avaient montré que la génétique de l’orque était différente des trois types d’orques déjà connus. D’où le nom qui lui a été attribué : orque de type D. Les scientifiques pensent que la génétique du type D a divergé des autres il y a 390 000 ans.

Il y a quelques semaines, dans les eaux glaciales du Cap Horn, des images de ce spécimen ont pu être capturées. Les chercheurs de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) ont alors réussi à prélever des échantillons sur les animaux. Ils souhaitent désormais les analyser et vérifier qu’il s’agit du même type d’orque observé en 1955. “Nous sommes très enthousiasmés par les analyses génétiques à venir. Les épaulards de type D pourraient être les plus grands animaux non décrits sur la planète, et indiquer clairement que nous en savons très peu sur la vie dans nos océans”, a déclaré Bob Pitman, membre de la NOAA Fisheries.

Quelles sont ses différences avec les autres orques ?

Les autres types d’orques possèdent déjà des éléments qui les distinguent les uns des autres. Le type A est plus grand que les autres et vit en eaux libres. Le type B est plus petit, légèrement plus gris et surtout, sa tâche blanche est plus large et les phoques sont son alimentation de base. Quant aux orques de type C, ils disposent d’une tâche oculaire oblique et se nourrissent majoritairement de morue polaire. 

Les orques de type D disposent d’attributs différents des orques déjà connus. Ils ont un front bulbeux, une nageoire plus étroite et pointue, des dents plus petites, et des taches blanches derrière les yeux. Ils vivent dans un écosystème très hostile. Les mers dans lesquelles ils baignent à l’extérieur du cercle Antarctique sont, en effet, particulièrement froides et turbulentes.

Wikimedia / Albino.orca

Quoi qu’il en soit, cette découverte démontre que nous ne savons pas tout des espèces animales qui nous entourent. Pensez-vous que nous en découvrirons de nouvelles ?

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Diego48

Au rythme ou va la dégradation causée par nos activités, il est peu probable que de nombreuses autres découvertes « sous-marines » continuent d’être effectuées, nous nous serons auto détruits avant !