© Steve Jurvetson / Flickr

Relier le cerveau des humains à un ordinateur a longtemps fait figure de science-fiction. Mais Elon Musk veut transformer la fiction en réalité, et il semble en bonne voie pour réussir. Pour l’instant, l’implant n’a été testé que sur un cochon, mais les résultats obtenus sur le cobaye semblent prometteurs.

Une démonstration pour prouver l’efficacité et la sécurité du nouveau dispositif de Neuralink

Neuralink, la start-up qui développe des interfaces cerveau-machine d’Elon Musk, a présenté un cochon équipé du nouveau dispositif de la société, durant un événement retransmis en direct sur YouTube. Le cochon, nommé Gertrude, avait un appareil enregistrant les signaux d’une zone du cerveau liée à son museau. Au moment de la démonstration, le cochon avait déjà eu l’implant pendant deux mois. La puce a la taille d’une pièce de monnaie, et avec cette technologie, Elon Musk espère pouvoir aider des personnes ayant des maladies telles que l’Alzheimer, la démence ou les lésions de la moelle épinière.

En ce qui concerne les essais sur le cochon Gertrude, ils ont été réalisés pour analyser l’efficacité de la technologie, mais également d’éventuels effets secondaires nocifs afin de voir si l’on pourrait également faire des essais sur les humains. Selon Elon Musk, les essais sur le cochon ont été couronnés de succès. « C’est comme une Fitbit (une montre connectée) dans votre crâne… Nous avons un porc en bonne santé et heureux, d’abord timide, mais manifestement très énergique et, vous savez, aimant la vie, et elle a l’implant depuis deux mois », a-t-il déclaré durant la conférence de presse.

Avec la réussite de cette première démonstration en public, Neuralink marque une avancée considérable par rapport au premier dispositif que l’entreprise a dévoilé en 2019. À l’époque, l’interface neuronale directe qu’elle avait présentée était constituée de minuscules fils d’électrode à implanter dans le cerveau ainsi que d’un autre appareil derrière l’oreille. Le nouveau dispositif, en revanche, est beaucoup plus petit et ne nécessite pas de dispositif auriculaire visible. Selon Elon Musk, ce dispositif devra être implanté dans le cerveau par un robot chirurgical sous anesthésie locale, et il fonctionnera grâce à la technologie Bluetooth et l’intelligence artificielle.

Une présentation à but de recrutement

Le directeur de Tesla Inc. a également expliqué que l’appareil était amovible. Selon lui, un autre cochon, Dorothy, avait également servi de cobaye pour la nouvelle interface cerveau-machine, mais l’implant lui a été finalement retiré. « Ce que Dorothy illustre, c’est que vous pouvez installer le Neuralink, le retirer et être en bonne santé, heureux et indiscernable d’un porc normal », a expliqué Elon Musk. Pour l’instant, aucune donnée sur l’efficacité ou les risques concernant l’implant cérébral n’a été dévoilée. Quoi qu’il en soit, Elon Musk a tenu à préciser que tel n’était pas encore le but de sa démarche.

En effet, il a expliqué durant sa présentation que son objectif actuel est de continuer à améliorer sa technologie, et pour ce faire, de trouver du personnel compétent pour participer au projet. « Nous n’essayons pas de collecter des fonds ou de faire autre chose, mais le but principal est de convaincre des gens formidables de venir travailler chez Neuralink, et de nous aider à concrétiser le produit – le rendre abordable et fiable, de manière à ce que quiconque voulant en avoir un puisse en avoir un », a-t-il déclaré.

Un long chemin devrait donc encore être parcouru avant que l’interface cerveau-machine de Neuralink puisse réellement être utilisée par les humains. Quoi qu’il en soit, Elon Musk a déjà de grands projets pour sa technologie. En plus de vouloir aider les personnes à mobilité réduite ou atteintes de certaines formes de démence, il veut également pouvoir stocker les souvenirs des gens sous forme numérisée. Tout cela ressemble à de la science-fiction, mais Elon Musk compte bien faire avancer son projet et il a déjà annoncé qu’il avait obtenu une autorisation de la Food and Drugs Administration pour tester son dispositif sur des humains.

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