Une gigantesque nécropole contenant de nombreuses momies vient d’être découverte en Égypte

Déjà très riche en témoignages historiques, l’Egypte n’a de cesse d’étonner les archéologues. Fin 2017, une équipe de chercheurs a commencé à étudier une nécropole de la Haute-Egypte située dans le désert. Aujourd’hui, sa découverte a été officialisée et son contenu ravit les amateurs de vestiges funéraires antiques. 

 

Où se trouve cette nécropole ?

C’est à proximité d’un autre site célèbre pour ses témoignages funéraires que la nécropole en question a été découverte. Celle-ci se trouve au sud du Caire, tout près de la ville d’Al-Minya, à seulement 6 km des catacombes de Tounah el-Gebel.

L’annonce de sa découverte a été officialisée par M. Kaled El-Anany, ministre des Antiquités égyptiennes le 24 février dernier, mais les archéologues l’étudient depuis l’automne 2017 sous la direction de Mostafa Waziri, secrétaire général du Conseil suprême des antiquités.

D’après les premiers éléments, cette nécropole aurait été utilisée par les Égyptiens de la fin de l’époque pharaonique (664-332 avant J.-C) à l’ère ptolémaïque (310 av. J.-C- à 30 ap. J.-C) soit pendant une période de 2 000 ans.

 

Un important trésor caché

En plus de nombreuses momies et de sarcophages massifs en calcaire, la nécropole mise au jour abrite les tombes d’importants dignitaires religieux. Deux noms de grands prêtres ont émergé de ces témoignages historiques. L’une des tombes serait tout d’abord celle de Hersa-Essei, grand prêtre du culte de Thot, le dieu scribe à tête d’Ibis. A proximité se trouveraient quatre vases canopes à visages d’Horus. Selon les archéologues, ces vases contiendraient les organes momifiés du défunt.

L’autre grand prêtre retrouvé dans la nécropole serait un certain Dehuty-Irdy-Es. Près de sa momie, les chercheurs ont découvert des colliers, des amulettes ainsi que des oushebti, de petites statuettes funéraires en faïence bleue destinées à accompagner les morts dans l’au-delà. Cependant, la structure recèle encore de nombreux objets à analyser et, selon le ministre des antiquités, « Cinq ans de travaux seront nécessaires à l’étude complète de cette nécropole « .

 

Des découvertes pour relancer l’économie ?

Les antiquités sont une part importante de l’identité de l’Egypte. Si le pays est l’un des plus fouillés par les archéologues, ces découvertes jouent un rôle majeur dans l’image que le pays renvoie au monde. Les touristes se rendent en effet en Egypte pour admirer ces témoignages du passé. Trouver en permanence de nouvelles pièces à exposer est devenu déterminant car l’Egypte souffre depuis quelques années d’une perte d’intérêt des touristes.

Le journal américain USA Today rappelait récemment dans ses pages que « Bien que le tourisme ait fortement rebondi en 2017, les 8,3 millions d’arrivées enregistrées, ne sont encore que la moitié du nombre de personnes ayant visité l’Egypte en 2010, avant le soulèvement. » Chaque nouvelle découverte a donc droit à sa promotion en vue d’inciter les touristes du monde entier à explorer toujours plus de sites en toute sécurité.


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