Trouver des donneurs compatibles constitue l’une des étapes les plus importantes pour réaliser une transplantation. Pour résoudre ce problème, des scientifiques japonais ont réussi à cultiver des muscles cardiaques en laboratoire et les ont transplantés avec succès sur un patient.

Des muscles cardiaques artificiels générés à partir de cellules souches

Des chercheurs de l’université d’Osaka ont réalisé avec succès la première greffe de cellules musculaires cardiaques cultivées en laboratoire. Cette avancée pourrait réduire considérablement le besoin de transplantations cardiaques. La première opération chirurgicale du genre a été réalisée sur un patient à Osaka au début du mois, ont annoncé les chercheurs lors d’une conférence de presse, a rapporté l’agence de presse japonaise Japan Times.

La procédure fait partie d’un essai clinique de pointe qui devrait ouvrir de nouvelles voies en médecine régénérative. L’essai clinique exploite notamment l’incroyable potentiel des cellules souches pluripotentes induites (CSPi). Ces dernières sont créées en récoltant des cellules à partir de tissus de donneurs et en les ramenant à leur état embryonnaire en les exposant à un virus.

À partir de là, les chercheurs peuvent manipuler les cellules pour qu’elles deviennent n’importe quel type de cellules dans le corps ; et dans ce cas-ci, elles se sont donc transformées en cellules du muscle cardiaque. Les cellules ont ensuite été placées sur de petites feuilles dégradables, qui ont été utilisées pour couvrir les zones endommagées du cœur du patient.

— David Tadevosian / Shutterstock.com

Une alternative à la transplantation cardiaque

En ce qui concerne la greffe, le patient qui l’a reçue souffrait d’une cardiopathie ischémique, une maladie qui aurait normalement nécessité une transplantation cardiaque. Bien que la greffe ait été une réussite, le patient n’est pas tout à fait rétabli. Les chercheurs espèrent notamment que les nouvelles cellules musculaires sécréteront une protéine qui aidera à régénérer les vaisseaux sanguins, améliorant ainsi la fonction globale du cœur.

Si cette première greffe avec des cellules cultivées en laboratoire s’avère être un succès, le docteur Yoshiki Sawa et son équipe espèrent effectuer dix autres greffes dans les trois prochaines années. Ils espèrent également que leur technologie deviendra une alternative généralisée à la transplantation cardiaque classique. « J’espère que ça deviendra une technologie médicale qui sauvera autant de personnes que possible », a déclaré le professeur Sawa lors d’une conférence de presse.

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Hannibal
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Hannibal

Bravo aux Japonais.