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Des chercheurs britanniques ont cultivé des cellules cardiaques à partir de cellules souches, qui ont ensuite été intégrées à des microsphères, elles-mêmes injectées dans des muscles cardiaques endommagés afin de contribuer à leur réparation.

De minuscules sphères recouvertes de cellules souches

Après une crise cardiaque, le cœur répare les dommages en produisant du tissu cicatriciel, qui maintient sa structure intacte mais altère son fonctionnement, et le stress supplémentaire engendré peut à terme entraîner une insuffisance cardiaque. Si les thérapies à base de cellules souches ont offert de bons résultats pour régénérer d’autres parties du corps, le fait qu’elles ne soient pas naturellement présentes au sein du muscle cardiaque a jusqu’à présent largement compliqué leur utilisation.

Dans le cadre de récents travaux présentés à l’occasion de la conférence de la British Cardiovascular Society, des scientifiques de l’University College London (UCL) ont développé une approche reposant sur l’utilisation de microsphères biodégradables, permettant de maintenir les cellules souches en place suffisamment longtemps pour qu’elles contribuent efficacement à la régénération du cœur.

Ne mesurant qu’un quart de millimètre de large, ces microsphères sont suffisamment petites pour pouvoir être injectées directement dans le muscle cardiaque et possèdent une structure très poreuse, offrant aux cellules souches une grande surface d’attache. Une fois différenciées en cellules cardiaques, celles-ci sont capables de former des connexions et de se développer en un nouveau tissu cardiaque capable de battre.

« Notre technologie offre un nouveau moyen de s’assurer que les cellules injectées dans le cœur fonctionnent comme elles le devraient »

Lors de tests en laboratoire, les nouvelles cellules ont pu battre jusqu’à 40 jours dans une boîte de Petri et sont restées en place jusqu’à six jours lorsqu’elles ont été injectées dans le cœur de rats. Bien que la marge d’amélioration soit importante, il s’agit assurément de premiers résultats prometteurs.

« Pour vraiment réparer les cœurs endommagés, il est important que les cellules souches soient délivrées d’une manière qui leur permette de survivre dans leur nouvel environnement et de se transformer en cellules musculaires cardiaques », explique Daniel Stuckey, auteur principal de l’étude.

Cellules souches se développant à la surface des microsphères

« Notre technologie offre un nouveau moyen de s’assurer que les cellules injectées dans le cœur fonctionnent comme elles le devraient et nous espérons que ces travaux permettront à terme la mise au point d’un traitement concret pour les personnes atteintes de maladies cardiaques. »

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