Les microplastiques sont une menace dans les océans mais ce fléau n’épargne pas les points les plus élevés. Des chercheurs du CNRS ont découvert des traces de ces plastiques à 1 500m d’altitude. Or, ce sont des phénomènes météorologiques comme le vent qui les ont amenés jusqu’aux sommets des Pyrénées.

UNE ZONE NATURA 2000 POLLUÉE

Située à environ 1 500 m d’altitude près du Mont Ceint, la tourbière de Bernadouze est une zone classée Natura 2000 (c’est à dire de grande valeur patrimoniale). Pourtant, la station météorologique qu’elle abrite a constaté un fait inquiétant : le site est pollué.

Des chercheurs du CNRS ont effectué des relevés dans la zone et ont constaté une forte concentration de microplastiques. Les taux mesurés sont par endroit aussi importants que dans une ville comme Paris. Pourtant le site est à plus de 5 kilomètres du premier village.

LES MICROPLASTIQUES, DES POLLUANTS ATMOSPHÉRIQUES ?

La découverte de microplastiques dans une zone isolée de toute source de pollution pose la question de leur arrivée. Il se trouve que ces plastiques peuvent être plus fins que des cheveux et pour la plupart invisibles sans outils appropriés. Ces plastiques de l’ordre de la particule en terme de taille se déplacent simplement grâce aux phénomènes météo.

Entre autre, le vent peut leur faire parcourir de longues distances. Mais la neige et la pluie leur permettent également d’envahir des zones ne comptant aucune forme de pollution. Cela fait des microplastiques un polluant atmosphérique au même titre que les particules de poussière, le monoxyde de carbone ou les métaux lourds.

QUELS RISQUES POUR L’ENVIRONNEMENT ?

Cette nouvelle forme de pollution représente à la fois un risque pour l’environnement mais aussi pour la santé. Sans le savoir, nous ingérons des millions de microplastiques en respirant l’air des grandes villes. Toutefois, le phénomène touche aussi des zones que l’on croyait hors d’atteinte.

Les microplastiques ont parcouru plus de 95 kilomètres d’après les études menées par le CNRS. Ils ont recensé « 365 particules de microplastiques par mètre carré par jour ». Après les eaux mondiales, l’air est lui aussi concerné par cette pollution. Ce communiqué plus qu’inquiétant nous rappelle qu’il est important d’agir et de trouver une solution pour limiter cette pollution invisible.

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