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Saviez-vous que la surface de Mars est trop froide pour permettre aux êtres humains et végétaux d’y habiter ? Pourtant, les ambitions que les scientifiques ont pour la planète rouge sont nombreuses, notamment y placer un avant-poste de recherche, y envoyer des scientifiques et explorer l’environnement « vierge » de Mars.

Toutefois, pour que ces ambitions puissent se concrétiser, les chercheurs doivent trouver un moyen de résoudre le problème du climat sur la planète.

Deux solutions ont d’ores et déjà été avancées

La première est la terraformation. Il s’agit d’un « processus hypothétique par lequel le climat, la surface et les propriétés actuelles de Mars pourraient être délibérément modifiés afin de rendre la planète habitable pour les humains et toute autre vie terrestre ».

Néanmoins, la terraformation de Mars est plus facile à dire qu’à faire car il s’agirait effectivement de chauffer toute la planète, une mission non seulement difficile mais également irréalisable pour le moment. D’autant plus que selon Bruce Jakosky, professeur à l’université du Colorado, dans la ville de Bouler, terraformer Mars est dangereux car cela suggère que nous n’avons plus à nous soucier de maintenir un bon environnement ici sur Terre. De ce fait, ce n’est pas un bon concept.

La chercheuse au Jet Propulsion Laboratory de la NASA, Laura Kerber, est du même avis et elle rajoute que la terraformation de Mars détruirait son environnement « vierge ».

Mais si la terraformation est à écarter, comment les scientifiques comptent procéder ?

La terraformation de Mars est à écarter.

Les chercheurs comptent chauffer une partie de Mars avec des matériaux isolants

Pour résoudre le problème de la froideur de Mars, les scientifiques ont pensé à utiliser un matériau spécial pour ne réchauffer que certaines parties de la surface de la planète : l’aérogel de silice.

Vous avez peut-être déjà entendu parler de l’aérogel de silice dans le domaine de l’isolation thermique. Il s’agit d’un matériau principalement constitué d’air piégé par un réseau de dioxyde de silicium. Une couche épaisse de quelques centimètres de ce matériau pourrait ainsi transmettre la lumière visible qu’une plante utiliserait pour la photosynthèse, bloquer les rayons ultraviolets nocifs et réchauffer la zone située en dessous de la couche d’aérogel de silice.

L’équipe de Kerber propose de produire des carreaux de ce matériau et de les assembler dans une structure similaire à une serre. Une idée intelligente et potentiellement intéressante selon Jakosky, qui n’a pas participé à l’étude.

Malgré tout, l’équipe de chercheurs a déclaré, dans leur étude parue dans Nature Astronomy, que beaucoup d’autres contraintes restaient à résoudre avant de pouvoir réchauffer certaines parties de Mars, parmi ces contraintes se trouve la pression atmosphérique. De plus, comme l’aérogel de silice est assez fragile, les chercheurs proposent de le doper avec un autre matériau comme un polymère par exemple. Reste à savoir si le projet aboutira ou non. Qu’en pensez-vous ?

L’aérogel de silice est-il vraiment la solution ?

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