Il est de notoriété publique que manger trop gras, trop sucré et trop salé est nocif pour la santé. Une nouvelle étude dans le domaine vient de donner une nouvelle confirmation à cette affirmation, dans la mesure où la nourriture trop grasse et trop sucrée affecterait également la mémoire.

Un régime alimentaire « type occidental » au cœur du tourment

Une nouvelle étude menée par une équipe internationale de chercheurs a apporté de nouvelles preuves qui suggèrent qu’un régime typiquement occidental de nourriture riche en graisses et en sucre peut rapidement altérer nos fonctions cérébrales. Dans un article publié dans la revue Royal Society Open Science, l’équipe a expliqué qu’en seulement une semaine, un tel régime peut accélérer de manière considérable la dégradation de la mémoire humaine.

Pour arriver à leurs conclusions, les chercheurs ont recruté 110 étudiants âgés de 20 à 23 ans de l’université Macquarie à Sydney. Tous les élèves sélectionnés avaient un poids normal et une alimentation plus saine que la moyenne. Ils ont été divisés en deux groupes : un groupe a été soumis à une alimentation grasse et sucrée, et l’autre a servi de groupe témoin en continuant à manger de la nourriture saine et équilibrée. Pour les deux groupes, le régime alimentaire leur a été imposé pendant sept jours.

Chez le groupe qui a été nourri avec des produits à base de fritures et autre nourriture riche en gras et en sucre, les chercheurs ont constaté que leurs résultats aux tests de mémoire étaient nettement moins bons que ceux du groupe témoin. Par ailleurs, ceux qui ont été nourris avec de la mauvaise nourriture ressentaient un plus grand désir de manger encore plus de malbouffe, même lorsqu’ils étaient rassasiés.

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Selon les chercheurs, une mauvaise alimentation crée des problèmes de mémoire, de dépression et une plus grande envie de mal manger

Ainsi, les résultats de la recherche suggèrent qu’une mauvaise alimentation rend plus difficile pour les gens de réguler leur appétit. Pour expliquer ce phénomène, les chercheurs ont évoqué la possibilité que la mauvaise nourriture provoque une perturbation dans une région du cerveau appelée hippocampe. Parce que la partie endommagée du cerveau est également impliquée dans la mémoire, les chercheurs affirment que cela implique qu’un régime alimentaire malsain augmente le risque de maladie d’Alzheimer.

« Après une semaine de régime à l’occidentale, les aliments appétissants tels que les snacks et le chocolat deviennent plus désirables lorsque vous êtes rassasié. Cela rendra plus difficile la résistance, vous amenant à manger plus, ce qui à son tour génère plus de dommages à l’hippocampe », a déclaré Richard Stevenson, l’un des auteurs de l’étude, au journal The Guardian. Par ailleurs, une étude antérieure, publiée dans la revue PLOS One, suggère également que la malbouffe peut augmenter les risques de dépression.

Ainsi, de plus en plus de preuves s’accumulent sur les effets néfastes d’une mauvaise alimentation sur des domaines autres que l’obésité ou le diabète. Et même si l’on ne peut affirmer qu’une alimentation malsaine va provoquer l’Alzheimer ou la dépression, cela reste un facteur prépondérant à prendre en compte.

Il est aussi intéressant de noter que lorsque le groupe soumis à un régime gras et sucré a été examiné trois semaines plus tard après leur retour à leur régime alimentaire normal, leurs capacités sont également revenues à la normale. Cela suggère que les dommages peuvent être inversés, et qu’il n’est pas encore trop tard pour adopter un régime alimentaire plus sain.  

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