Réputée pour être l’un des endroits les plus chauds et les plus secs au monde, La Vallée de la Mort, en Californie, n’est pas vraiment l’endroit où l’on s’attendrait à trouver un lac. Mais après une semaine de fortes pluies, de tempêtes et d’inondations, un véritable plan d’eau est apparu au cœur de cette région aride.

La Vallée de la Mort est l’un des endroits les plus arides au monde

À l’origine, le photographe Elliot McGucken souhaitait se rendre au bassin de Badwater, dont le point le plus bas se situe à 86 mètres sous le niveau de la mer (ce qui fait également de lui le plus bas des Amériques), où il pensait que les eaux de crue s’étaient accumulées. Mais la fermeture des roues dues aux intempéries l’a obligé à emprunter un autre itinéraire, qui lui a permis de découvrir cette étendue d’eau éphémère, qu’il n’a pas manqué d’immortaliser. Comme l’homme l’a expliqué : « C’était un sentiment surréaliste de voir tant d’eau dans l’endroit le plus sec au monde ».

Le parc national de la Vallée de la mort détient en effet le record de la température la plus chaude jamais observée à la surface du globe, avec quelque 56,7 °C enregistrés le 10 juillet 1913 à Furnace Creek, la bien nommée. La région détient également le record de la température au sol la plus élevée jamais mesurée, avec 93,9 °C le 15 juillet 1972, ainsi que le record du mois le plus chaud de l’histoire jamais enregistré, avec une température moyenne, de 42,3 °C sur 24 heures, observée en juillet 2018. Il faut également savoir que les précipitations y sont en moyenne de 60 millimètres par an, ce qui fait également de lui l’un des endroits les plus secs de la planète.

Un lac de 16 kilomètres de long en plein désert californien

Avec un tel niveau de précipitations, la formation d’étendues d’eaux éphémères dans cette zone désertique est rare mais pas surprenante. Avec les fortes intempéries qui se sont abattues sur la région, Furnace Creek a enregistré la semaine dernière 22 millimètres de pluie en l’espace de 24 heures, sachant que ce volume de précipitations a atteint jusqu’à 38 millimètres dans les massifs environnants. Bien cette quantité reste relativement réduite, l’eau a ensuite ruisselé jusqu’au sol aride du désert, et le lac que vous voyez sur les photographies illustrant l’article s’est formé.

Comme l’a précisé Todd Lericos, travaillant pour le compte du Service météorologique national des États-Unis : « Dans les régions désertiques, les sols sont secs et presque aussi compacts que du béton. Ainsi, même lorsqu’il ne pleut pas dans la vallée, l’eau peut ruisseler depuis les reliefs et des lacs éphémères se former ». En dépit de son nom pour le moins évocateur, la Vallée de la Mort est loin d’être dépourvue de vie : mouflons, coyotes, lièvres et tortues ont fait de cette terre aride leur foyer, et il n’est pas rare que de vastes champs de fleurs sauvages (un phénomène appelé superfloraison) s’y forment.

La surface exacte du lac n’a pas pu être clairement établie, mais les représentants du Service des parcs nationaux estimaient qu’il était long d’environ d’environ 16 kilomètres juste après les intempéries de la semaine dernière. Toujours visible à l’heure actuelle, celui-ci a commencé à rétrécir sous l’effet de l’évaporation.

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Anton Krounieff
Anton Krounieff
3 années

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