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Les enquêtes sur l’origine du Covid-19 se poursuivent. L’Institut national de la santé américain (NIH) aurait récemment confirmé qu’une organisation non-gouvernementale américaine a collaboré avec des laboratoires basés à Wuhan pour effectuer des travaux génétiques sur les coronavirus de chauve-souris.

Une information qui soulève de nouvelles questions

C’est une révélation qui vient mettre à mal une nouvelle fois les laboratoires de Wuhan. En effet, le NIH affirme que des laboratoires de Wuhan ont bien manipulé des coronavirus. L’Institut national de la santé américain aurait effectivement envoyé une lettre au Congrès américain, confirmant que des recherches sur des coronavirus de chauve-souris avaient été menées à Wuhan, rapporte le Figaro. L’organisation EcoHealth Alliance, qui a subventionné ces recherches, n’aurait pas signalé toutes les découvertes relatives aux changements du virus.

L’ONG EcoHealth Alliance aurait subventionné ces recherches avec des fonds publics américains. Une nouvelle particulièrement choquante, étant donné que des responsables de la santé publique ont nié les faits au cours de ces derniers mois. Anthony Fauci, principal conseiller en matière de santé de Joe Biden et directeur de l’Institut national des allergies et maladies infectieuses (NIAID), a notamment affirmé qu’aucun financement fédéral n’avait été employé pour des études sur le coronavirus.

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Un manque de transparence

Dans sa lettre, le NIH explique qu’un coronavirus de chauve-souris est devenu plus infectieux lors d’une expérience effectuée dans un laboratoire de Wuhan. Bien que l’institut décrive cela comme un « résultat inattendu », il s’agit d’une découverte importante. Des souris de laboratoire seraient devenues plus malades en contractant le virus modifié.

D’après l’Institut national de la santé américain, EcoHealth Alliance aurait violé les termes de ses conditions de subvention, stipulant que l’ONG était dans l’obligation d’en informer les autorités dans les plus brefs délais si le virus devenait plus infectieux. Un rapport qu’elle devait soumettre en 2019 n’est notamment arrivé qu’en août 2021.

Dans sa lettre, le NIH souligne que le virus en question n’a pas pu déclencher la pandémie de Covid-19, car les différences génétiques entre celui-ci et le SARS-CoV-2 étaient trop grandes. « Les preuves scientifiques à ce jour indiquent que le virus est probablement le résultat d’une évolution virale dans la nature, sautant potentiellement directement à l’Homme ou via un hôte animal intermédiaire non identifié », a expliqué Francis Collins, directeur du NIH. Cependant, les doutes planent toujours.

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