― Nelson Antoine / Shutterstock.com

50 journalistes ont été tués dans le monde en 2020. Si le nombre de décès reste stable, selon le rapport de l’ONG Reporters sans frontières (RSF) près de 7 sur 10 des journalistes assassinés l’ont été dans des pays pourtant en paix.

Un rapport réalisé chaque année par Reporters sans frontières

Présente dans 14 pays, l’ONG Reporters sans frontières a pour objectif de défendre la liberté de la presse et des journalistes comme le droit à l’information. En ce sens, l’organisation internationale publie chaque année un état des lieux de la liberté de la presse dans le monde.

Un classement mondial des pays selon leur respect des droits et libertés fondamentaux d’expression est ainsi réalisé. L’ONG se charge également de recenser ceux qu’elles considèrent comme des « prédateurs de la presse » qui peuvent être par exemples des chefs de guerre ou des dictateurs. Le filtrage internet fait également partie des considérations du rapport : l’émergence des fake news et le contrôle étatique sont des phénomènes inquiétants qui viennent fausser l’accès aux informations des utilisateurs.

La liberté de la presse en 2020

Karte: NordNordWest, Lizenz: Creative Commons by-sa-3.0 de, CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons

Des chiffres étonnants avec plus de journalistes tués dans les pays en paix que dans ceux en guerre

Le nombre de journalistes tués dans des zones de guerre ou de conflits a considérablement baissé. Si cette proportion était de 58 % en 2016, elle est aujourd’hui de 32 % marquant alors une baisse non négligeable de 26 %.

Par conséquent, 34 journalistes ont été tués cette année dans des pays pourtant en paix. Ce chiffre alarmant représente 68 % du nombre total de décès.

Une violence accrue et une répression nouvelle des journalistes couvrant des manifestations

84 % des journalistes tués en 2020 ont été sciemment éliminés, contre 63 % en 2019. Reporters sans frontières dénonce « des conditions particulièrement barbares ». Un exemple particulièrement frappant de cette violence est celui du journaliste indien Rakesh Singh « Nirbhik » qui, comme le rapporte l’ONG, a été « brûlé vif après avoir été aspergé de gel hydroalcoolique, hautement inflammable ».

L’ONG souligne également un « fait nouveau » qu’est la mort de 7 journalistes couvrant des manifestations en Colombie, en Irak et au Nigéria. De même, près de 20 journalistes d’investigation ont été assassinés.

Le rapport annuel de Reporters sans frontières démontre finalement que la liberté de la presse est loin d’être acquise, demande beaucoup de courage, et ce, même dans des pays dits « en paix ». 387 journalistes dans le monde sont encore aujourd’hui emprisonnés pour avoir défendu leur droit à l’expression.

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On peux constater sur cette carte que les pays liberaux (de droite) sont plus transparents.
C’est bien pour cela que lors du maintien de l’ordre,des qu’il y a une bavure on en fait des tonnes.
Des tonnes de bavures sont faites dans ces pays de gauche et les reporters sont tués.
Quand Charlie sera de droite?