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Les Jeux olympiques 2020 se tiendront à Tokyo. Pour se préparer sur tous les plans, le gouvernement a décidé d’importer des virus dangereux ravageant différentes régions du monde, afin de se préparer en cas de contagion provoquée par un visiteur malade. 

Ainsi, les virus Ebola et Marburg, la fièvre de Lassa, la fièvre hémorragique de Crimée-Congo et celle d’Amérique du Sud vont être l’objet de tests dans des laboratoires ultra-sécurisés. C’est la première fois que des pathogènes de classe 4, ou BSL-4 (pour bio-safety-level 4), vont entrer dans les locaux de l’Institut national japonais des maladies infectieuses, la seule infrastructure du pays habilitée à œuvrer à ces niveaux de sécurité. L’Europe et les Etats-Unis possèdent chacun une douzaine de laboratoires de ce genre en fonctionnement ou en construction, et la Chine en possède au moins quatre à ce jour, en construction ou opérationnels. 

Si, selon la revue Nature, des spécialistes des maladies infectieuses expliquent que le risque d’une épidémie au cours des Jeux olympiques n’est pas plus élevé que le reste du temps, l’accès à ces virus permettra au Japon de mieux se préparer à des maladies infectieuses, et de possibles attaques bio-terroristes. Certains avancent toutefois que ces virus n’ont pas besoin d’être importés pour être étudiés, et les locaux craignent un accroissement des risques de contagion hors des laboratoires.

Toutefois, Elke Mühlberger, microbiologiste à l’université de Boston, justifie ce geste surtout au vu de la nouvelle expansion d’Ebola en République démocratique du Congo : « Une infection avérée d’Ebola au cours de ces Jeux pourrait avoir des conséquences dévastatrices si les réponses d’urgences ne sont pas professionnelles. » De plus, celle-ci considère qu’il est peu probable que cela n’advienne, sachant que l’infection n’est pas transmise dans l’air ambiant (elle l’est par contact physique direct). 

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