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« J’ai apprécié le film » : Hideo Kojima confie avoir été agréablement surpris par le film d’épouvante de DC, Clayface 

Ⓒ Warner Bros.

Comme pas mal de spectateurs, Hideo Kojima s’est rendu au cinéma pour aller voir Clayface. Le film DC a convaincu le créateur de jeux vidéo qui a laissé une longue critique sur les réseaux sociaux. 

Hideo Kojima ne manque jamais les grands rendez-vous au cinéma. Il a ainsi encensé Digger malgré son échec historique au box-office. Dernièrement, il confiait avoir eu les larmes aux yeux devant Godzilla Minus Zero qui sort ce 4 novembre chez nous. 

Alors que l’on vient de boucler le mois d’octobre, qui rime avec Halloween, Hideo Kojima en a profité pour regarder Clayface. Le film d’épouvante-horreur de DC fait office d’ovni dans son catalogue. Grâce au genre, il raconte l’histoire assez méconnue de Matt Hagen, un acteur à succès originaire de Gotham dont la vie bascule. Un baron de la drogue le laisse défiguré mais grâce à un traitement expérimental, Matt retrouve son apparence. Dans le même temps, il découvre qu’il peut modifier son visage et décide de se venger. 

C’est avec ce film que le spectateur assiste à la naissance de Clayface (Gueule d’Argile en Français). Il devient plus tard l’un des vilains emblématiques s’opposant à Batman. Cette origin story, Hideo Kojima l’a beaucoup aimée, comme il l’a expliqué sur son compte X. 

« J’ai regardé Clayface. Je ne connaissais pas ce personnage de chez DC, mais j’ai apprécié le film. J’ai toujours aimé les films de science-fiction des années 1950 et 1960, en particulier ceux qui mettent en scène des hommes solitaires se transformant peu à peu en créatures monstrueuses à la suite d’expériences scientifiques, d’accidents, d’essais cliniques ou d’événements du même genre. Je pense notamment au roman L’Homme qui rétrécit (1956) de Richard Matheson, ainsi qu’à des films comme La Mouche noire (1958) et 4D Man (1959). La défiguration faciale m’a également fait penser à Les Yeux sans visage (1959), Le Visage d’un autre (1966) et La piel que habito (2011) », écrit-il.

Selon lui, ce body-horror « sera inévitablement comparé à La Mouche (1986) et à The Substance (2024) ». Malgré ces références, Hideo Kojima a été embarqué dans l’histoire de Matt Hagen/ Clayface. Il a ainsi souligné son originalité. 

« Mais il s’agit ici de l’histoire d’un acteur adepte de la ‘méthode’ capable de se glisser dans la peau de n’importe qui par le jeu ; après avoir subi une blessure au visage qui le défigure, il finit par acquérir l’extraordinaire faculté de se transformer physiquement en n’importe quel individu. Selon que l’on perçoit ce récit comme l’histoire d’un homme qui se venge et sombre dans la méchanceté, ou comme une tragédie, la nature même du film s’en trouve transformée », ajoute-il. 

Les spectateurs et la presse ont salué les effets spéciaux qui modifient le visage du personnage tout au long du film. Surtout, les amoureux d’horreur sont servis : Clayface propose plusieurs scènes gores, le tout dans une ambiance sombre et cradingue si propre à Gotham City. Comme le souligne Hideo Kojima, Clayface mélange savamment l’épouvante-horreur, le drame et le film de vengeance. 

C’est sans doute cela qui a attiré les spectateurs dans les salles obscures alors que Clayface fait une belle performance au box-office mondial. Pour le moment, Clayface tient la route. Il a déjà empoché 83 millions de dollars dans le monde (dont 44 rien qu’aux États-Unis) pour un budget estimé à 44 millions de dollars. Le film porté par Tom Rhys Harries sera sans doute rentable et enfin un succès pour DC. 

Par Camille, le

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