La science ne cesse d’évoluer au fur et à mesure que le temps avance. L’un des points les plus importants et les plus intéressants concernant l’évolution de la science est notamment relatif à la manière dont les chercheurs cherchent à innover toujours plus dans l’usage d’éléments recyclables en guise de ressources. Cela est encore plus vrai quand il s’agit de trouver des ressources dans l’espace. Et justement, il se pourrait que les astronautes aient trouvé un moyen pour créer un bioréacteur fait à partir d’algues.

Une technologie en phase de développement

L’air de la Station spatiale internationale pourrait ainsi devenir beaucoup plus frais, étant donné que les astronautes sont sur le point de commencer à tester un nouvel appareil appelé « Photobioreactor ». Selon Space.com, ce nouvel appareil va utiliser des algues vivantes pour convertir le dioxyde de carbone en oxygène respirable et produire des aliments comestibles. Cette technologie innovante pourrait être essentielle pour assurer la viabilité des missions spatiales de longue durée.

Le bioréacteur est arrivé à bord de l’ISS lundi et sera bientôt utilisé avec un autre système d’assistance à la vie en boucle fermée qui convertit le dioxyde de carbone en méthane et en eau utilisables (ACLS). Le bioréacteur à algues a été mis au point par le Centre aérospatial allemand (DLR), et a été transporté dans l’ISS à bord du vaisseau cargo SpaceX CRS-17 Dragon.

La Station spatiale internationale © Wikimedia / NASA/Crew of STS-132

Comment cela fonctionne-t-il ?

Selon les estimations des chercheurs, ces algues riches en protéines pourraient un jour constituer jusqu’à 30 % du régime alimentaire des astronautes en orbite. Les algues utilisées pour cette expérience portent notamment le nom scientifique de Chlorella vulgaris. Le mode de fonctionnement du bioréacteur est assez simple : l’ACLS récolte le dioxyde de carbone exhalé par les astronautes, et le Photobioreactor absorbe ce gaz pour le transformer en oxygène et en biomasse comestible.

« Avec cette première démonstration, nous ne sommes qu’aux prémices de ce type de systèmes », a déclaré Oliver Angerer, le scientifique allemand responsable de la mission. « Bien entendu, l’utilisation de ces systèmes est intéressante principalement pour les stations en orbite autour de la Terre ou pour de très longues missions. Ces technologies ne seront toutefois pas disponibles en cas de besoin si les bases ne sont pas posées aujourd’hui. »

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