Un projet CRA-Carlo Ratti Associati pour Circular Eni - crédit photo : Nicola Giorgetti

Pour consommer mieux, l’économie circulaire vise à utiliser les produits au-delà de la seule période de consommation : par exemple, se servir des déchets pour créer un nouveau produit. C’est ce que propose le projet Feel the Peel, pour montrer que chacun peut s’impliquer dans la réutilisation de matières que, jusqu’ici, nous jetions systématiquement.

SE SERVIR DE TOUT LE FRUIT POUR CONSOMMER MOINS

Le projet Feel the Peel, développé par l’agence de l’architecte italien Carlo Ratti (qui concevra notamment le pavillon de l’Italie à l’exposition universelle de Dubaï en 2020) en collaboration avec le programme Eni Circular, propose un exemple d’optimisation maximale des déchets avec ce prototype de presse-agrumes relié à une imprimante 3D, permettant de créer les gobelets à partir des pelures du fruit. 

Alors que chacun (en théorie), entreprises et citoyens, se responsabilise afin de réduire les déchets, l’économie circulaire est un élan visant à se servir du produit à tous les stades, comme la revalorisation directe du déchet pour la production d’autres produits. C’est le cas ici avec cette machine de près de 3.10 mètres, faisant rouler vers son centre près de 1500 oranges. Après le pressage,  les épluchures sont récupérées, séchées, broyées et mélangées à de l’acide polyactique (plastique provenant de produits naturels, comme de la canne à sucre ou du maïs), et forment un filament permettant à une imprimante 3D de fabriquer le gobelet. 

Le prototype sera notamment présenté à Milan les 8 et 9 octobre prochains pour le Singularity Summit University.

LES INITIATIVES D’ÉCONOMIE CIRCULAIRE, VALORISÉES PAR L’IMPRESSION 3D

L’agence s’est aussi associée au concepteur d’imprimantes 3D italien WASP, qui en 2018 avait conçu Gaia, une petite maison de 30m2 « imprimée » en dix jours, mêlant des fibres de riz et de la terre locale pour réduire au maximum les apports en béton pour les fondations. Ceci a eu lieu à Shambalha, village italien choisi pour accueillir en 2018 des initiatives de construction 3D, afin de présenter et tester en dimensions réelles ce qui pourrait devenir un futur possible à la construction moderne.

De même, vous pouvez aussi imprimer votre nourriture, comme cette start-up hollandaise qui vous propose des agréments à vos plats, dessinés et imprimés, créés à partir de surplus de nourriture destinés à être jetés. Cette initiative alerte sur les gigantesques gaspillages de la nourriture dans le monde — près de 1,3 milliard de tonnes jetées par an —, autant qu’elle propose une solution pour offrir une seconde vie aux aliments. Dans le même esprit, cette initiative veut se servir des épluchures de pommes de terre pour créer un cornet à vos frites.

Ainsi, l’impression 3D combinée à des initiatives d’économie circulaire est économique, réduit l’utilisation de matières premières et les quantités de déchets, et donne surtout espoir sur la possibilité future, pour chacun, de contribuer à donner une seconde vie aux choses.  

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