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Ce dimanche, le championnat de France de course de lévriers se déroulait à Montauban. Dans le même temps, nous apprenons que le gouvernement serait en train de rédiger un décret qui interdira les paris sur les courses de lévriers, dès janvier 2020. Pour rappel, ce loisir est pratiqué depuis 1961.

Les paris sur les lévriers, une pratique en cours depuis presque 60 ans

Les lévriers sont des chiens longilignes qui peuvent atteindre la vitesse record de 70 km/h. Cela fait des dizaines d’années que certains parieurs misent sur leur capacité, dans le cadre des cynodromes. En revanche, en France, il faut remonter à 1879 afin de trouver la première course organisée, à l’époque par Eugène Chapus. Le premier coursing club fut fondé, lui, en 1890, à Boulogne-Billancourt. En 1933 un décret va autoriser le fonctionnement du “pari mutuel” sur des courses de lévriers, jusqu’en 1951. Puis, en 1961, l’activité de paris mutuels est de nouveau autorisée.

Les revenus liés à cette activité, en perdition, sont infimes, d’après le président de la SFCL : environ 90 000 € en 2017, 80 000 € en 2018. En 2019, la somme devrait passer à 50 000 €. Pour le gouvernement, cette activité ne rapporte qu’un peu plus de 2000 € chaque année, ce qui l’a motivé à entamer la rédaction de ce décret. L’apogée de cette discipline remonte à 1986, avec environ 10 millions de francs de mise. Aujourd’hui, la Fédération française des courses de lévriers estime à 600 le nombre d’adeptes de cette discipline, avec un peu plus du double pour le nombre de coureurs.

La fin des paris, mais pas des courses

Même si la pratique est en déclin, les courses dites “amicales” se poursuivront. C’est ce que le président de la Société des courses de lévriers de Soissons, Jacky Follet, a tenu à rappeler. D’après lui, “ça ne change pas grand-chose” que le décret en cours de création par le gouvernement soit effectif. Pour rappel, en France, les jeux d’argent ne sont pas autorisés, sauf pour certains organismes qui ont une dérogation, comme c’était le cas ici de cette activité.

Le décret prévu par le gouvernement n’est pas uniquement basé sur les courses de lévriers, puisqu’une centaine d’autres associations qui organisent des jeux sont également concernées. La pelote basque serait aussi dans le viseur des autorités françaises. D’après ce qu’indique le quotidien Le Parisien, la raison serait que ce type de pratique rime avec des contrôles difficiles sur l’âge des parieurs et l’origine des fonds qui sont mis en jeu.

Aux États-Unis, la Floride était, en fin d’année 2018, allée plus loin en interdisant l’utilisation de lévriers dans les courses. La fondation 30 Millions d’Amis se félicitait d’ailleurs de cette décision, en parlant de “la fin d’une barbarie”.

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