En Afrique, ces drones intelligents protègent les animaux des braconniers

Pour lutter contre le braconnage qui décime les espèces animales en danger, la solution pourrait venir de la technologie. Une fondation utilise des drones couplés avec une intelligence artificielle, de façon à surveiller efficacement les animaux et à prévenir les gardes-forestiers en cas d’intrusion de braconniers.

EN AFRIQUE, UN ÉLÉPHANT EST TUÉ TOUTES LES 15 MINUTES

Selon la WWF, le braconnage est devenu en 2014 le quatrième marché illégal au monde derrière le trafic de stupéfiants, la traite d’êtres humains et la contrefaçon. En Afrique, c’est ainsi un rhinocéros qui est tué toutes les 9 à 11 heures et un éléphant toutes les 15 minutes ! Mais le braconnage ne concerne pas que le continent africain. Le 7 mars dernier, un rhinocéros blanc a été abattu par des braconniers dans le zoo de Thoiry en plein coeur des Yvelines. Cet exemple est la preuve de l’importance de la menace du braconnage pour certaines espèces animales en danger, et souligne la nécessité de trouver des moyens de lutte efficaces contre ce fléau.

DES DRONES INTELLIGENTS POUR SURVEILLER LES ANIMAUX

Face au danger du braconnage, la solution pourrait venir non pas de l’homme mais de l’intelligence artificielle. La fondation Lindbergh s’est associée avec Neurala, une entreprise spécialisée dans l’apprentissage des machines. L’objectif de cette rencontre : améliorer Air Sheperd, le programme de la fondation destiné à lutter contre le braconnage.

Dans la pratique, des drones sont équipés d’une intelligence artificielle qui leur permet de distinguer les animaux des braconniers. Les appareils volants sont alors envoyés en patrouille à travers les différentes réserves et communiquent en temps réel les informations qu’ils collectent, de façon à prévenir les gardes-forestiers en cas d’un éventuel assaut de braconniers. Un moyen efficace face au manque d’effectifs humains qui permet aussi de mieux couvrir de grandes zones géographiques.

UNE INITIATIVE QUI PORTE DÉJÀ SES FRUITS

Les premiers résultats relevés sont des plus encourageants. Sur un périmètre survolé par les drones pendant six mois, le nombre de rhinocéros tués est passé de 19 par mois à 0. La fondation Lindbergh souligne qu’en « plus de 6 000 heures de vol et plus de 4 000 missions dans trois pays différents, nous avons démontré notre capacité à mettre un terme au braconnage ».

Si ces drones ne sont pas à l’abri de devenir à leur tour les proies de certains braconniers, le projet de la fondation Lindbergh est une première expérience qui pourrait lancer d’autres initiatives. Il y a peu c’est Paul Allen, co-fondateur de Microsoft, qui avait présenté un outil de surveillance similaire qui permet de visualiser les animaux et les braconniers sur une carte en temps réel. Si pour certains l’intelligence artificielle est une menace qui risque de remplacer l’être humain, en attendant ce scénario catastrophe elle permettra peut-être de sauver les animaux.


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