Chaque année, l’intelligence artificielle prend de plus en plus de place dans le monde de la technologie. Dans ce vaste domaine, le cerveau humain sert d’inspiration à de nombreux techniciens et développeurs. Aujourd’hui, un incroyable ordinateur composé de 8 millions de neurones fait son apparition. Une première.

Les origines de ce progrès

Cela fait plusieurs années que le cerveau est la piste de travail de plusieurs ingénieurs informatiques d’Intel. Cette entreprise américaine travaille depuis un bon moment sur les puces neuromorphiques. Concrètement, ce sont des processeurs construits dans des architectures spécialisées, inspirés par le fonctionnement des neurones présents dans notre cerveau.

Il y a déjà deux ans, la première puce avait été lancée, dénommée Loihi. À l’époque, cette puce avait fait grand bruit (vous pouvez d’ailleurs relire notre article à ce sujet), renfermant l’équivalent de 130 000 neurones artificiels, 130 millions de synapses. À titre de comparaison avec les autres plus destinées à bâtir une intelligence artificielle, celle-ci se rapproche beaucoup plus du fonctionnement d’un cerveau humain. On peut même y retrouver des équivalents numériques des axones et des dendrites, présents dans notre cerveau pour la transmission de messages.

Un processeur actuel

8 millions de neurones numériques, qu’est-ce que cela signifie ?

À travers son nouveau super-ordinateur nommé Pohoiki Beach, Intel vient de franchir un cap. En additionnant 64 puces Loihi, nous avons un total de 8 millions de neurones. Dans le domaine, c’est du jamais vu. Évidemment, à titre de comparaison avec le cerveau humain, la fiche technique apparaît comme relativement fragile : le nôtre abrite 86 milliards de neurones.

En revanche, Intel a déjà estimé que d’ici la fin de l’année, son projet pourrait passer de 8 millions de neurones à 100 millions de neurones, preuve que la marge de progression est énorme. Pour le moment, ce nouveau super-ordinateur servira à “résoudre des problèmes complexes nécessitant une puissance de calcul intensive” comme le rapporte le directeur général d’Intel Labs

Tout l’intérêt des processeurs neuromorphiques, c’est de pouvoir traiter une quantité plus importante de données qu’actuellement. Un processeur classique serait 1000 fois moins rapide qu’un processeur neuromorphique. L’utilisation de ces derniers pourrait ouvrir la voie à d’autres domaines d’expertise, comme l’attestent les premières utilisations du processeur Loihi. En effet, certains chercheurs se sont appuyés dessus afin de simuler la sensation tactile de la peau, ou encore de pouvoir contrôler une prothèse de la jambe. Enfin, les puces Loihi peuvent se vanter de consommer 109 fois moins qu’un processeur graphique équivalent.

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Adam
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Adam

Magnifique. Dans 10 ans je suis sur on aura des processeurs avec les 86 Milliards de neurones. Donc la robotique va faire un bond en avant spectaculaire, qui je l’espère, sera utilisé pour améliorer vie et la qualité de l’être humain et non pas pour de l’armement. Ou encore pour… Lire la suite »