chat
— Konstantin Aksenov / Shutterstock.com

Si la stérilisation constitue une étape nécessaire pour la plupart des propriétaires de chats, l’opération se révèle coûteuse, invasive et difficilement applicable aux animaux errants. Tout cela pourrait bientôt changer grâce à une approche innovante, impliquant une seule injection.

Une alternative beaucoup moins invasive

Selon l’International Aid for the Protection & Welfare of Animals (IAPWA), on dénombre actuellement plus de 480 millions de chats errants dans le monde. Représentant un danger pour leurs congénères et pour les chats domestiques, ils peuvent également décimer la faune sauvage locale. La stérilisation est l’option « humaine » privilégiée pour contrôler leur population, mais traiter ces animaux s’apparente à un véritable casse-tête logistique.

« Le modèle ‘piéger, stériliser, relâcher’ est difficile à appliquer à grande échelle, car la chirurgie nécessite une anesthésie générale, un équipement chirurgical adéquat et un nombre de vétérinaires bien supérieur à celui dont nous disposons actuellement », explique Bill Swanson, scientifique au zoo de Cincinnati.

Dans le cadre de travaux publiés dans la revue Nature Communications, Swanson et ses collègues ont mis au point une alternative promettant de simplifier largement ce processus. Celle-ci repose sur l’injection intramusculaire de l’hormone « anti-müllérienne » (AMH), entraînant une augmentation de sa production suffisante pour empêcher la maturation des follicules ovariens et induire une contraception permanente.

seringue
― funnyangel / Shutterstock.com

Un puissant effet contraceptif

Des expériences ayant impliqué six chats femelles ont montré que les spécimens traités présentaient des taux d’AMH environ 100 fois plus élevés. D’une durée de quatre mois et réalisés à un an d’intervalle, deux essais au cours desquels les animaux ont côtoyé des mâles ont permis de démontrer le puissant effet contraceptif de l’approche.

« Les preuves de l’efficacité de ce traitement sont solides », soulignent les auteurs de la nouvelle étude. « Toutes les chattes du groupe témoin [non traitées] ont donné naissance à des chatons, mais aucune de celles traitées par thérapie génique n’est entrée en gestation. »

Les félins ont été suivis pendant trois ans après le traitement, et aucun effet secondaire indésirable n’a été observé. Il est important de noter que l’ensemble des animaux ont été adoptés à l’issue de l’étude.

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Callicarpa
Callicarpa
10 mois

Que les 3 années suivant l’injection il n’y ait eu aucun effet secondaire, c’est peut être possible, mais ont ils effectué des analyses sanguines et urinaires pour vérifier l’impact de ce produit sur l’organisme de ces chats. Et ce que contient cette injection n’est sûrement pas anodin et aura sans… Lire la suite »