L’impression 3D avec du métal est de plus en plus simple, et cela ouvre le champ des possibles

Jusqu’à présent, imprimer des objets 3D à partir de matériaux comme le métal ou le béton était surtout réservé aux machines industrielles de pointe. Mais grâce aux travaux réalisés par une équipe de chercheurs américains, cette technologie innovante pourrait bientôt débarquer dans nos foyers.

Une véritable révolution dans le domaine de l’impression 3D grand public

En début de semaine, une équipe de chercheurs de l’Université de Yale a publié une étude révolutionnaire dans la revue Materials Today, mettant en avant un procédé innovant qui devrait permettre d’imprimer facilement des objets métalliques à l’aide d’une imprimante 3D grand public dans un avenir proche. Chauffer les métaux à la bonne température afin qu’ils soient imprimables requérait jusqu’à présent des dispositifs coûteux, mais il semble bien qu’une solution ait été trouvée.

Afin de contourner cet écueil, l’équipe de chercheurs s’est tournée vers les verres métalliques, souvent appelés « métaux liquides », qui, comme leur nom l’indique, ne présentent pas une structure atomique aussi rigide que celle de la plupart des autres alliages métalliques et peuvent être facilement ramollis. Ce qui ne les empêche pas pour autant de présenter une solidité élevée et de résister à la corrosion, qualités généralement associées aux métaux les plus courants.

Un procédé novateur mis au point par des chercheurs américains

Dans le cadre de leurs recherches, les scientifiques se sont concentrés sur un alliage métallique contenant du zirconium, du titane, du cuivre, du nickel et du béryllium, qu’ils ont utilisé dans des conditions similaires à celles proposées par les imprimantes 3D grand public : l’alliage métallique à haute résistance était chauffé à 460 degrés afin d’être ramolli, et ce procédé leur a permis d’imprimer un certain nombre d’objets en métal de formes différentes.

Les chercheurs affirment avoir déjà testé avec succès leur système d’impression 3D avec d’autres métaux liquides, et explique que l’étape suivante consistera à « rendre le procédé plus simple pour le grand public, et commercialement viable ». Les usages d’un tel appareil semblent aujourd’hui sans limites : un mécanicien pourrait par exemple imprimer les pièces de votre auto depuis son garage, et vous n’auriez plus à vous déplacer au magasin de bricolage le plus proche pour acheter des vis.

En résumé, cette avancée technologique marquante pourrait symboliser le passage de l’impression 3D grand public de l’ère du plastique à celle du métal.


Chaque seconde, ce sont près de 43 000 vidéos qui sont visionnées sur le site de vidéos Youtube,

— @DailyGeekShow