— Earth theater / Shutterstock.com

Dans l’Atlantique Sud, à moins de 500 km des côtes de l’Argentine, nous pouvons admirer un territoire d’outre-mer britannique d’une richesse naturelle sans précédent : il s’agit des îles Malouines. Aussi appelé îles Falkland en anglais, cet archipel est composé de plus de 750 îles et îlots. Avant d’être un territoire appartenant au Royaume-Uni, les îles Malouines sont une réserve naturelle d’une beauté à couper le souffle qui abrite une exceptionnelle faune marine. Un véritable sanctuaire pour ces animaux qui a pu être immortalisé par le photographe français Stanley Leroux lors de ses voyages.

Un territoire d’une incroyable superficie longtemps disputé

Ces îles britanniques subantarctiques ont longtemps été revendiquées par l’Argentine. Elle ont d’ailleurs été le théâtre de la guerre des Malouines entre Londres et Buenos Aires durant deux mois en 1982. D’une beauté sans précédent, cet archipel abrite 3 198 habitants, dont les deux tiers vivent dans la capitale Port Stanley. De plus, il est situé à 399 km au nord-est de la Terre de Feu et à 1 216 km au nord de l’Atlantique.

L’archipel se compose de deux îles principales : la Grande Malouine et la Malouine orientale séparées par la détroit des Malouines. En plus de cela, les îles Malouines, d’une superficie de 12 173 km2, sont composées de plus de 750 îles et îlots. Avec la Guyane, cet archipel est le seul territoire d’Amérique du Sud à appartenir à un pays de l’Union européenne. Mais, contrairement à la Guyane, il a un statut de pays et de territoire d’outre-mer et ne fait pas partie intégrante de l’Europe.

― Kulturmensch / Shutterstock.com

Le drapeau des Malouines réunit à la fois le drapeau britannique et le mouton, animal emblématique de l’archipel, et un navire qui illustre les premiers explorateurs des îles. Découvertes en 1592 et ayant abrité les premiers colons français seulement en 1764, les spécialistes savent aujourd’hui qui ces îles renferment d’importantes ressources pétrolières encore jamais exploitées. En plus de cette richesse, les îles Malouines abritent une nature d’une grande densité. Elles sont entourées de falaises et de plages étendues sur des kilomètres. Ces îles ont un relief relativement plat avec une altitude allant jusqu’à 705 mètres. Si elles n’abritent aucune forêt, nous pouvons tout de même y voir de nombreux pâturages où près de 600 000 moutons sont élevés. L’exportation de leur laine vers Londres constitue la principale activité de ces îles.

La seconde activité est le tourisme. En effet, plus de 60 000 visiteurs s’y rendent chaque année. Même si les pâturages sont nombreux, les touristes se rendent surtout sur les îles Malouines afin d’admirer l’une de leurs plus grandes richesses : une faune sauvage et marine d’une richesse sans précédent. Cet archipel est un véritable sanctuaire pour ces animaux.

View this post on Instagram

At the edge of the world

A post shared by Stanley Leroux (@stanleyleroux) on

Le sanctuaire d’une faune marine exceptionnelle

Si nous devions définir les îles Malouines en quelques mots, nous évoquerions tout simplement les termes « incroyable faune marine« . Le principal animal marin qui y vit est le gorfou sauteur, oiseau de la famille des manchots qui est incapable de voler. Les îles Malouines abritent près de soixante espèces volatiles (hérons, oies, canards), dont cinq appartiennent aux manchots : royaux, papous, de Magellan et gorfous sauteurs et dorés. Les gorfous sauteurs sont malheureusement considérés comme une espèce particulièrement vulnérable et menacée.

Toutefois, les gorfous sauteurs et ces volatiles ne ne sont pas les seuls à vivre sur ces îles. En effet, de nombreux animaux marins jonchent les falaises et les terres de cet archipel, tels que les lions de mer que les touristes et spécialistes peuvent apercevoir, souvent écrasés contre les falaises du sud de l’archipel. Nous pouvons également y admirer des dauphins, des rorquals boréals, des éléphants de mer ou encore des otaries. Ces mammifères se développent dans les eaux qui entourent les falaises.

Lorsque nous entrons au cœur de ces îles nous pouvons admirer une nature riche et d’une beauté époustouflante. Nous pouvons passer d’infinies étendues de tussack à des herbes de deux mètres de haut d’une densité presque inimaginable. Mais la vie sur ces îles n’est pas toujours belle. En effet, les vents qui y soufflent contre leurs falaises et jusque dans leurs terres sont d’une grande intensité, et ce, presque en permanence.

De 2013 à 2016, Stanley Leroux, photographe français, a eu la chance d’immortaliser certains moments de vie de ces îles qui constituent un sanctuaire pour cette flore et cette faune marine exceptionnelle. « Ici, les oiseaux n’ont pas été chassés par l’Homme, on peut donc les approcher, avec de la patience. J’ai pris des images à trente centimètres parfois… Après avoir avancé pas à pas des heures durant pour ne pas les effrayer. Sur l’île Saunders se trouve un spot connu des photographes, où des gorfous sauteurs s’arrêtent sous une source, comme s’ils prenaient une douche ! Mais pour y accéder, il faut traverser la colonie. A chacun de mes pas, un oiseau reculait à gauche, à droite, empiétant sur l’espace de ses voisins. Or, ce sont des animaux territoriaux…« , rapporte le photographe.

Mais sa présence au cœur des colonies qui a pu inquiéter certains animaux ne l’a pas empêché de photographier à plusieurs reprises cette faune marine. Nous avons d’ailleurs sélectionné ci-dessous certains des clichés de Stanley Leroux qui sont d’une beauté à couper le souffle. Le photographe a partagé d’autres de ses photographies sur son compte Instagram.

View this post on Instagram

Predator | Falkland Skua

A post shared by Stanley Leroux (@stanleyleroux) on

View this post on Instagram

"Packed lunch" De retour des îles Falkland. Au dernier matin du séjour, sans prévenir ni crier gare, un lion de mer débarque de l’océan, et traverse la plage pour aller capturer un manchot royal qui, le pauvre, n’a rien vu venir. Et pour cause, je n’ai rien vu venir non plus, car malgré la masse de l’animal, celui-ci se déplace incroyablement vite et silencieusement, dans toute sa superbe… Je guidais mon voyage annuel (avec Let's Go Travel) et, à ce moment précis, il se trouve que tout le groupe était disséminé sur l’île. Il est probable que ce facteur ait été décisif pour que telle scène se déroule devant mes yeux, au 70-200mm… La faune sauvage est résolument plus sauvage lorsque vous êtes seul à son contact, chose qui est encore possible aux Iles Falkland, et c’est ce qui fait tout son charme. Une scène qui marque lorsqu’elle se déroule à pas plus d’une vingtaine de mètres de vous, comme si ce lion de mer était venu là à dessein pour se faire tirer le portrait. Certes, il ne s’agit pas de mon registre habituel de photographie, mais puisque l’image traine désormais sur mon disque dur, je la partage avec vous… En 6 voyages effectuées dans ces îles, c’était la première fois qu’il m’était donné d’assister à pareille scène, qui concluait par une note exceptionnelle ce voyage que je guidais pour Let's Go Travel. Bon week-end à toutes et tous ! #penguin #subantarctica #antarctica #wildlife #wildlifephotography #falkland #island #canonphoto #dslr #5dmkiii #photography #comeandsee #nature #travel #faraway #bird #birdphotography

A post shared by Stanley Leroux (@stanleyleroux) on

1
COMMENTEZ

connectez-vous pour commenter
avatar
1 Fils de commentaires
0 Réponses de fil
0 Abonnés
 
Commentaire avec le plus de réactions
Le plus populaire des commentaires
1 Auteurs du commentaire
aucunfutur Auteurs de commentaires récents
  S’abonner  
plus récent plus ancien Le plus populaire
Notifier de
aucunfutur
Invité
aucunfutur

Y’a une funfact sur les malouines, grâce aux différents droits d’exploitation de la zone, ils ont l’un des pib par habitants les plus élevés du monde, suffisant pour que chaque habitant puisse vivre confortablement dans une utopie communiste où les gens seraient « libérés » du travail, mais ils ne le font… Lire la suite »