Image d’illustration ― Tatiana Antufeva / Shutterstock.com

Supposée conséquence du réchauffement climatique, un iceberg géant s’est détaché d’une banquise située en Antarctique. Une station de recherche britannique était installée non loin de l’accident.

Un iceberg de la taille de Paris à la dérive

Dans la matinée du vendredi 26 février, un immense iceberg de la taille de Paris s’est détaché de la banquise. Le bloc de glace de près de 1 270 kilomètres carrés était sous haute surveillance depuis novembre 2020, date à laquelle une fissure majeure est apparue. Adrian Luckman, professeur à l’université de Swansea au pays de Galles, relève sur la BBC : « Bien que la rupture de grandes parties des plates-formes de glace de l’Antarctique soit une partie tout à fait normale de leur fonctionnement, les grands événements de vêlage comme celui détecté vendredi sur la plate-forme de glace de Brunt restent assez rares et passionnants. »

Auparavant située en Antarctique, une station de recherche britannique (comprenant 12 personnes) a dû déménager au vu des données à risque, relevées depuis quelques années, dévoile le communiqué du British Antartic Survey (BAS). En effet, la station créée en 2012 a dû se déplacer de quelques mètres en 2017 à cause de la fonte des glaces de plus en plus préoccupante.

Et après ?

Le directeur des opérations au BAS, Simon Garrod, indique : « Notre travail consiste maintenant à surveiller de près la situation et à évaluer tout impact potentiel de ce détachement sur le plateau de glace restant. » Toutefois, l’iceberg est surveillé par une douzaine de moniteurs GPS qui transmettent la position du bloc de glace. Cet événement majeur pourrait être ou non une des conséquences du réchauffement climatique, rien n’est encore prouvé.

Par la suite, l’iceberg pourrait « s’éloigner, soit il va s’échouer et rester à proximité », indique Jane Francis, directrice du BAS. Au vu du risque, les équipes travaillant dans la station ne reviendront pas de sitôt, puisque l’établissement est fermé jusqu’à la fin de l’hiver arctique.

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