Les multinationales gagnent toujours : 6 agriculteurs péruviens massacrés au nom de l’huile de palme

On le sait depuis longtemps : la culture de l’huile de palme dans le monde engendre de sérieux dégâts sur la santé et sur l’environnement. Mais récemment c’est l’Homme qui a été la victime de l’huile de palme. C’est dans une région du Pérou que la terrible découverte a été faite le 16 septembre dernier.

 

UNE DÉCOUVERTE SORDIDE

Selon des témoignages recueillis par le quotidien britannique The Guardian, les victimes auraient été abattues par un gang de criminels qui souhaitait s’emparer de leurs terres. Un témoin affirme qu’ils étaient une quarantaine d’agresseurs cagoulés et armés. Les fermiers ont été retrouvés sans vie, gisant dans un ruisseau dans la région du Ucayali, au Pérou.

Le rapport de police indique qu’au moins une des victimes a été découverte pieds et mains liés, tandis que la plupart des autres ont reçu un coup de fusil au cou avant d’être jetés à l’eau.

 

UN TRAFIC MEURTRIER

Meurtrier pour la faune, car de l’Indonésie à la Papouasie Nouvelle Guinée en passant par la Malaisie, entre 1990 et 2010, 3,5 millions d’hectares de forêt ont été rasés pour faire place à des plantations de palmiers à huile. Meurtrier pour l’Homme également.

« Nous avons peur pour nos familles et nous demandons à l’État de les protéger »

Ainsi, on estime que ce sont près de 120 défenseurs environnementaux et terrestres qui ont été tués dans le monde entier en 2017 jusqu’à présent pour des cas similaires à celui du Pérou, c’est-à-dire pour des terres agricoles. On sait que ces agriculteurs travaillaient, au sein d’une association, à la protection des forêts et à la préservation de l’agriculture locale en péril.

Les populations locales n’hésitent pas à accuser le gouvernement en place de distribuer des titres de propriétés falsifiés à certains gangs, qui sont chargés de les revendre aux entreprises avides d’encore plus de terres, et donc de créer par la suite ce genre de drame.

 

DES EFFETS DÉVASTATEURS POUR NOUS ET LA NATURE

Cette huile végétale extraite de la pulpe des fruits du palmier à huile, aujourd’hui cultivé dans de nombreuses régions tropicales, comme le Brésil ou le Pérou, accélère très fortement la déforestation. A un tel point que cela provoque la destruction de l’habitat et des ressources d’un animal devenu symbole de la lutte contre la culture de cette huile : l’orang-outan.

Le second problème, c’est qu’elle est très concentrée en acide gras saturés qui, consommés en grandes quantités, contribuent aux risques de maladies cardio-vasculaires en augmentant le taux de mauvais cholestérol. Et le problème c’est que l’huile de palme se trouve dans la plupart des produits de l’alimentation industrielle.

Il est à préciser que la consommation d’huile de palme en France recule, que des solutions commencent à émerger, mais on est encore loin d’un arrêt total de la production de cette huile meurtrière, chez nous ou dans le monde entier.


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