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Ces derniers jours, les militants luttant pour une démocratisation de la société à Hong Kong doivent faire face à des systèmes de reconnaissance faciale qui les traquent en permanence. Une nouvelle solution a été trouvée, afin de déjouer ces capteurs : l’utilisation de lasers. Explications.

Contourner le système

En marge des manifestations qui se tiennent régulièrement, une série d’arrestations a lieu les jours qui suivent, partout dans les villes. La police se base sur le système de reconnaissance faciale du gouvernement chinois, qui permet d’identifier avec une certaine précision les manifestants. Cela fait déjà plusieurs semaines que les affrontements ont débuté et plusieurs centaines d’arrestations ont eu lieu.

Comme solution, les manifestants se sont mis à utiliser des lasers, qu’ils pointent vers ces caméras. Leur but, c’est évidemment de brouiller les pistes, en empêchant la capture d’images par ces appareils. Le laser se révèle très pratique, puisqu’il permet d’agir à une distance de plusieurs dizaines de mètres, sans risquer d’être heurté par un policier. Également, il se révèle très abordable en termes de prix et d’accessibilité. 

En réponse, les policiers se doivent de trouver un moyen de contrer ces nouvelles pratiques. Eux se sont mis à utiliser des lampes-torches, de très grande puissance, qui permettent “d’éteindre” les lasers des manifestants. Un véritable festival de lumière, résultant d’une bataille importante pour brouiller les dispositifs policiers, a lieu chaque soir dans les rues hongkongaises. 

Les manifestants de Hong Kong sont à un autre niveau. Ici, ils utilisent des lasers pour éviter les caméras de reconnaissance faciale. Une cyberguerre contre l’intelligence artificielle chinoise.

Des manifestations qui durent

Pour rappel, les manifestations sont toujours en cours à Hong Kong, contre une loi qui promet d’autoriser les extraditions vers le reste de la Chine. Des milliers de personnes se sont insurgées et cela a donné lieu à des semaines d’affrontements, qui semblent se muscler de plus en plus. Actuellement, ce projet de loi est suspendu. En revanche, son adoption n’est pas à éviter, d’ici les prochaines semaines.

Pour un citoyen lambda d’Hong Kong, si cette loi est adoptée, n’importe quel criminel (même présumé) pourrait être extradé vers une juridiction quelconque. Dans les faits, les citoyens s’inquiètent de celles qui auront lieu vers la Chine, qui pour l’heure repose sur un système juridique différent de celui d’Hong Kong. Ainsi, la ligne de démarcation serait plus qu’infime, avec le même système de surveillance que ce que subissent les Chinois, la même reconnaissance faciale généralisée, et globalement le même contrôle d’un État policier sur sa population… 

La ville de Hong Kong

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