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Une récente étude australienne a montré que la tendance à surévaluer son quotient intellectuel (QI) était non seulement liée au sexe biologique, mais également à la prédominance des traits de personnalité masculins.

L’influence du genre psychologique

Bien que la pertinence des tests de quotient intellectuel (QI) soit discutée, il est aujourd’hui largement admis qu’il n’existe pas de différence notable entre les sexes en matière d’intelligence générale. Cependant, au fil des années, de nombreuses recherches ont montré que lorsqu’il s’agissait « d’auto-évaluer » cette dernière, les hommes avaient, à l’inverse des femmes, systématiquement tendance à la surestimer.

Dans le cadre de travaux publiés dans la revue Frontiers in Psychology, David Reilly et ses collègues de l’université Griffith (Australie) se sont penchés sur les raisons d’un tel phénomène, et découvert qu’il était étroitement lié au genre psychologique.

Après avoir estimé leur quotient intellectuel via un livret d’auto-estimation de l’intelligence, les 228 étudiants recrutés (125 femmes et 103 hommes âgés de 22 ans en moyenne) ont passé un test permettant d’évaluer les capacités cognitives n’étant pas influencées par l’environnement socio-culturel. Les chercheurs ont rapporté un QI moyen de 107,55 points, se situant comme prévu légèrement au-dessus de la moyenne.

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Les sujets ont ensuite passé un autre test spécifiquement conçu pour mesurer les traits de personnalité masculins et féminins, qui a permis aux chercheurs d’établir que le prédicteur le plus puissant de la surestimation du QI après le sexe biologique était le sexe psychologique. En d’autres termes : si le sexe de naissance d’un individu constituait toujours l’indicateur prédominant, les participants (hommes comme femmes) présentant un score de masculinité élevé avaient davantage tendance à s’estimer plus intelligents qu’ils ne l’étaient réellement.

D’importantes implications

La façon dont nous nous percevons sur le plan intellectuel étant susceptible d’influencer nos choix dans de nombreux domaines, les implications de tels travaux, présentés comme les premiers à mettre en évidence l’influence du genre psychologique, s’avèrent importantes.

« Les étudiants qui se sentent moins capables intellectuellement que leurs pairs sont moins motivés. C’est particulièrement vrai dans les domaines sous-représentés par les stéréotypes féminins comme les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques », concluent les auteurs de l’étude.

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IRAMESOR
IRAMESOR
1 mois

CURIEUX SILENCE…!