― Fedor Selivanov / Shutterstock.com

La semaine dernière s’ouvrait à l’Israel Museum de Jérusalem l’exposition « Émoglyphes : l’écriture picturale des hiéroglyphes aux emojis », qui fait se percuter les pictogrammes de l’Antiquité — les hiéroglyphes égyptiens — et ceux d’aujourd’hui — les emojis de nos portables, descendants des émoticônes issus des années 1990.

La commissaire de l’exposition, Shirly Ben-Dor Evian, explique que si l’image aide toujours à la compréhension de l’écrit, les pictogrammes, d’il y a 3000 ans ou d’aujourd’hui, sont un langage à part entière. « En utilisant une écriture idéographique, l’image devient plus puissante que le mot. » C’est la raison pour laquelle, dit-elle, Apple a remplacé l’emoji d’un revolver par un pistolet à eau vert fluorescent. « Pourquoi cela a–t-il changé ? La raison est que, lorsque vous commencez à utiliser une image comme langage, cela devient bien plus puissant que l’écriture du mot « revolver ». C’est bien plus effrayant. »

Dans la galerie du musée, les visiteurs sont accueillis par un mur mettant en relation les pictogrammes égyptiens et des équivalents contemporains. « Il y a une similarité dans le design et dans les formes, ce qui est très intéressant parce que des milliers d’années et d’immenses différences culturelles séparent ces deux systèmes », commentait Ben-Dor Evian pour l’AFP.

L’exposition se tiendra jusqu’à fin 2020.

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