
Comme l’a montré le Covid-19, une épidémie peut se transformer en pandémie en très peu de temps. Récemment, des chercheurs se sont penchés sur une autre « zoonose » : la grippe aviaire H5N1.
Un air de déjà vu
Pour que cela se produise, le virus doit d’abord surmonter deux « goulets d’étranglement » : passer de l’animal à l’humain, puis de l’humain à l’humain. Détaillées dans la revue Springer Nature Link, les simulations avancées réalisées impliquaient un village fictif d’un peu moins de 10 000 habitants situé dans l’État indien du Tamil Nadu, connu pour abriter plus de 1 600 élevages de volailles.
Les points de départ de l’épidémie de grippe aviaire étaient un marché humide ou l’un de ces élevages. Des « agents primaires » en contact étroit avec les animaux infectés continuaient à vaquer à leur occupations, ce qui impliquait un risque élevé de contamination des contacts « secondaires » (famille, amis et collègues), puis tertiaires.
Il s’est avéré que des mesures précoces, comprenant la vaccination massive des volailles, l’abattage des foyers infectieux ainsi que la mise en place de quarantaines, pouvaient dans les deux cas contribuer à limiter significativement la portée de l’épidémie.
Mais, comme pour le coronavirus, une fois que la transmission interhumaine prenait le dessus, des mesures de santé publique plus radicales, telles que le confinement, le port obligatoire du masque et des campagnes de vaccination à grande échelle, devenaient indispensables.

Pas de cas de transmission interhumaine (pour l’instant)
Jusqu’à présent, des cas de grippe aviaire ont été signalés chez diverses espèces animales, notamment des moutons, des vaches et des chats. Selon un récent rapport de l’Agence fédérale de santé publique américaine (CDC), les États-Unis ont enregistré 71 cas de transmission à l’Homme et deux décès depuis 2024.
S’il n’existe à ce jour aucune preuve de transmission interhumaine, les scientifiques estiment que nous pourrions être à une ou deux mutations seulement de ce type de scénario.
Il y a quelques mois, des chercheurs avaient dévoilé un chewing-gum antiviral capable d’empêcher la propagation de la grippe A et de l’herpès.
Par Yann Contegat, le
Source: IFL Science
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