Hyalinobatrachium mashpi femelle (à gauche) et Hyalinobatrachium nouns mâle (à droite) — © Guayasamin et al. / PeerJ 2022

Une équipe internationale de chercheurs a récemment décrit deux nouvelles espèces de grenouilles de verre. Appartenant au genre Hyalinobatrachium, celles-ci ont été découvertes dans les Andes équatoriennes.

Des créatures étonnantes

On dénombre actuellement plus de 150 espèces de Centrolenidae, ou grenouilles de verre. Mesurant entre 2 et 7,5 cm de long, elles présentent généralement une teinte vert-citron, mais certaines espèces se distinguent par leur peau abdominale translucide. Bien que ces amphibiens soient présents dans différentes régions tropicales de l’Amérique centrale et du Sud, la majorité des taxons sont concentrés dans le nord des Andes, où ont été découvertes les deux nouvelles espèces récemment décrites dans la revue PeerJ.

Appartenant au genre Hyalinobatrachium, caractérisé par une transparence ventrale et des soins paternels prolongés, la grenouille de verre de Mashpi a été découverte dans une région isolée de la province équatorienne de Pichincha, et la seconde, la grenouille de Nouns, dans la réserve de Rio Manduriacu à des altitudes comprises entre 1 177 et 1 420 mètres.

« Les deux espèces se distinguent des autres grenouilles de verre principalement par leur coloration dorsale et leur péricarde transparent [leur cœur est clairement visible à travers la peau de leur abdomen] », souligne Juan Guayasamin, chercheur à l’université San Francisco de Quito et auteur principal de l’étude. « Elles présentent une grande similarité morphologique et ont été découvertes dans des zones géographiquement proches [une vingtaine de kilomètres à vol d’oiseau]. »

H. mashpi mâle (à gauche) et H. nouns mâle (à droite) — © Guayasamin et al. / PeerJ 2022

Deux espèces en danger

Aussi récente soit leur découverte, les auteurs de l’étude recommandent que Hyalinobatrachium mashpi et Hyalinobatrachium nouns soient ajoutées à la liste des espèces en danger de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

« Elles constituent un exemple de diversité cryptique dans les Andes et une preuve supplémentaire que la région abrite un nombre d’espèces bien plus important que celui que nous sommes en mesure de cataloguer », soulignent-ils. « Ces grenouilles et de nombreuses autres créatures andines à découvrir étant menacées par l’exploitation minière et d’autres activités humaines, il est indispensable de mettre en place des mesures de conservation efficaces, en particulier dans le nord-ouest de l’Équateur. »

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