Pour la première fois en France, des spécialistes de l’hôpital Foch de Suresnes ont réalisé avec succès une double greffe pulmonaire sur un patient souffrant d’une forme très sévère de Covid-19.

Une forme gravissime de la maladie

En mars 2020, des médecins chinois réalisaient avec succès la première double greffe pulmonaire sur une sexagénaire atteinte d’une forme grave de Covid-19. Courant juin, une équipe de l’hôpital Northwestern de Chicago leur emboîtait le pas en réalisant cette opération sur une jeune femme dont les poumons avaient été détruits de façon irréversible par la maladie.

Le 1er novembre, une équipe de l’hôpital Foch a effectué avec succès cette intervention très complexe sur un malade du Covid-19 dont l’état ne présentait aucun espoir d’amélioration. Ce qui constitue une première dans l’Hexagone.

Pris en charge au départ par le service de réanimation du CHU de Lille, ce patient âgé de 58 ans souffrait d’une forme gravissime de la maladie, caractérisée par une atteinte respiratoire ayant entraîné la destruction quasi complète de ses deux poumons. En dépit d’une prise en charge optimale sur place, l’état de l’homme, fragilisé par 6 semaines de coma, poussait les praticiens à le rediriger vers le centre hospitalier des Hauts-de-Seine, afin qu’il y subisse une transplantation pulmonaire.

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Aucune chance de guérison à moins d’un opération

« Le patient était dans un état extrêmement grave, sans aucune chance de guérison, à moins d’une opération », détaille le professeur Édouard Sage, responsable du programme de transplantation pulmonaire à l’hôpital Foch. « Le choix d’avoir recours à cette thérapeutique ultime et exceptionnelle n’est pas simple et est soumis aux résultats de nombreux examens complémentaires concordants », poursuit le spécialiste, qui précise que cette intervention est uniquement envisageable chez les patients ne souffrant pas de comorbidités.

Près de deux semaines après la greffe pulmonaire, l’établissement hospitalier (qui avait réalisé sa millième transplantation pulmonaire en mai dernier) a indiqué que l’homme se portait bien. Toutefois, la prudence reste de mise pour les médecins, qui rappellent que la récupération chez les patients ayant bénéficié de ce type d’intervention lourde s’avère « souvent longue » et « parfois difficile ».

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