Une équipe internationale de chercheurs a récemment réalisé une méta-analyse qui a permis de confirmer que l’adiposité localisée au niveau du ventre représentait un facteur de risque de mortalité.

Une méta-analyse de 72 études scientifiques

L’excès de graisse au niveau du ventre, également appelée graisse viscérale, est depuis longtemps considéré comme un facteur de risque majeur pour de graves complications de santé. Récemment publiée dans le British Medical Journal, cette nouvelle étude va plus loin, en suggérant que ce type d’adiposité accroit le risque de mourir prématurément (toutes causes de mortalité confondues), et ce, indépendamment de l’indice de masse corporelle (IMC) du sujet.

Alors que des travaux antérieurs avaient montré que les personnes en surpoids ou obèses étaient plus susceptibles de souffrir de maladies cardiaques, de certains cancers, de maladies rénales et de troubles neurologiques, et suggéré que la graisse abdominale était plus fortement liée à un risque de décès prématuré que l’obésité en général, des preuves illustrant de façon convaincante ce lien manquaient jusqu’à présent à l’appel.

Une équipe internationale de chercheurs a donc entrepris de déterminer si les mesures de la graisse du ventre étaient associées à un risque plus élevé de mortalité dans la population générale. Pour ce faire, ceux-ci ont réalisé la méta-analyse de 72 études, ayant porté sur plus de 2,5 millions de sujets ayant été suivis sur une durée comprise entre 3 et 24 ans.

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L’excès de graisse abdominale lié à un risque de mortalité jusqu’à 20 % plus élevé

L’analyse détaillée des données a révélé que la plupart des mesures de la graisse abdominale (tour de taille, rapport taille/hanche, rapport taille/hauteur, rapport taille/cuisse…) étaient liées à un risque significativement plus élevé de mortalité.

Par exemple, chaque augmentation de 10 cm du tour de taille était associée à un risque de mortalité toutes causes confondues 11 % plus élevé, tandis que chaque augmentation de 0,1 unité du rapport taille/hanche, du rapport taille/hauteur et du rapport taille/cuisse était associée à un risque 20 % plus élevé. Dans le même temps, ceux-ci ont identifié un lien entre des hanches et des cuisses plus larges et un risque plus faible de mortalité.

Selon les auteurs de l’étude, ces résultats suggèrent que la mesure de la graisse abdominale pourrait être utilisée parallèlement à l’IMC afin de déterminer de façon plus précise le risque de décès prématuré d’un patient.

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