— TY Lim/ Shutterstock.com

Dans la collection et la conservation de données de ses utilisateurs, Google est champion, ce qui est grandement profitable aux forces de l’ordre qui s’en servent dans le cadre de leurs enquêtes. Mais le géant du web a désormais pris la décision de faire payer les forces de l’ordre lorsqu’elles souhaiteront accéder aux données personnelles des utilisateurs, rapporte le New York Times.

En un semestre, en 2019, Google a reçu plus de 75 000 demandes de la part des services de police concernant les données des utilisateurs à travers le monde, révèle le New York Times. Mais le traitement de ces demandes au quotidien a un coût pour Google, il faudra donc à présent payer au moins 45$ pour que Google communique des informations de base à la police, mais les prix pourront également aller jusqu’à 245$ en cas de vente d’enregistrements de communication. Deux cas échapperont à la règle : les enquêtes sur mineur et les situations d’urgence extrême. Dans ces cas-là, les autorités ne paieront pas. Amazon, Facebook, Twitter, TikTok et Microsoft pourraient également formuler cette même demande pour avoir donné les données personnelles des utilisateurs à des agences fédérales et aux forces de l’ordre, ce qu’ils sont légalement autorisés à faire.

Bien que nous ayons toujours su que Google collectait et conservait nos données, cette nouvelle décision nous paraît sujette à controverse, à l’heure où les débats concernant nos données personnelles en ligne sont tendus. Depuis 2016, le RGPD empêche la transmission de ces données en Europe, sauf si la personne a déjà été condamnée par la justice ou que l’on suppose qu’elle est dangereuse pour la sécurité nationale.

Le nombre de demandes auxquelles Google fait face est bien plus haut que Microsoft, qui n’a reçu “que” 24 175 demandes, mais bien moins que Facebook, qui en reçu plus de 128 000. Microsoft a rejeté ces demandes dans 26 % des cas, et Facebook les a écoutées 73 % du temps.

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