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Des chercheurs sont parvenus à mettre au point des globules rouges synthétiques possédant non seulement l’ensemble des propriétés de leurs contreparties naturelles, mais pouvant également assurer des fonctions supplémentaires particulièrement utiles.

Une fonction essentielle

Possédant une durée de vie comprise entre 110 et 120 jours, les globules rouges remplissent une fonction vitale. À savoir : transporter l’oxygène des poumons vers l’ensemble des tissus de l’organisme, en s’appuyant sur les molécules d’hémoglobine qui utilisent des protéines contenant du fer pour se lier à l’oxygène, tout en contribuant également à acheminer le dioxyde de carbone vers les poumons afin qu’il soit exhalé. Ceux-ci présentent également la particularité de pouvoir se comprimer et s’étirer pour circuler à travers les minuscules capillaires sanguins qui le composent.

Lors de précédentes tentatives visant à créer des versions synthétiques des globules rouges, les scientifiques avaient éprouvé quelques difficultés à imiter toutes ces propriétés. Mais dans le cadre de ces nouveaux travaux, présentés dans la revue ACS Nano, une équipe internationale de chercheurs est parvenue à mettre au point des globules rouges synthétiques présentant l’ensemble de ces caractéristiques, et capables de remplir d’autres fonctions étonnantes.

Image d’un globule rouge synthétique

Des globules rouges synthétiques capables de transporter des médicaments anticancéreux

Afin de fabriquer des cellules synthétiques, les chercheurs s’appuient sur leurs contreparties naturelles. Dans un premier temps, de véritables globules rouges ont été recouverts d’une fine couche de silice, puis de couches de polymères à charges positives et négatives. La silice a ensuite été retirée et sa surface est recouverte de membranes de globules rouges naturels.

Possédant une taille, une forme, une charge et un nombre de protéines de surface similaires à celles des vrais globules rouges, les versions synthétiques obtenues étaient également capables de se déformer suffisamment pour circuler à travers les capillaires modèles. Lors de tests réalisés sur des rongeurs, les cellules ont circulé pendant plus de 48 heures, et aucun effet secondaire toxique n’a été constaté.

Plus impressionnant encore, l’équipe a également démontré que ces globules rouges synthétiques étaient capables de transporter différentes charges d’hémoglobine (pouvant permettre une meilleure oxygénation du sang), de médicaments anticancéreux, de capteurs de toxines et de nanoparticules magnétiques. Dans les mois qui viennent, les chercheurs prévoient de continuer à étudier et à tester ces cellules, en vue de futurs essais cliniques.

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