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L’agence spatiale américaine a annoncé que le plus grand objet artificiel en orbite terrestre, lancé en 1998, poursuivrait ses opérations jusqu’en 2030 avant de rejoindre son tombeau aquatique, au beau milieu de l’océan Pacifique.

Trois décennies d’activité

Après plus de 30 ans de bons et loyaux services, la Station spatiale internationale sera « désorbitée » en janvier 2031 et effectuera une descente spectaculaire dans l’atmosphère de notre planète avant d’atteindre le point Nemo. Également connue sous le nom de « pôle océanique d’inaccessibilité », cette zone du Pacifique Sud située à près de 2 700 kilomètres de toute terre émergée et dénuée de toute activité humaine constitue l’ultime demeure des stations spatiales hors service, vieux satellites et autres débris spatiaux.

La NASA a expliqué qu’elle prévoyait de poursuivre les recherches spatiales futures en achetant de l’espace et du temps pour ses scientifiques à bord de stations spatiales privées. Selon l’agence, une telle transition permettra d’économiser plus d’un milliard de dollars rien qu’en 2031, qui pourront être réinjectés dans les projets d’exploration de l’espace lointain.

De la taille d’un terrain de football, l’ISS effectue un tour complet de la Terre en 90 minutes et est occupée en permanence par des astronautes depuis novembre 2000. Alors qu’elle devait à l’origine fonctionner pendant 15 ans seulement, l’agence spatiale américaine avait par la suite déterminé qu’elle pourrait opérer jusqu’en 2030.

En septembre dernier, de petites fissures, susceptibles de s’aggraver avec le temps et d’occasionner des défaillances irréparables, avaient été détectées au niveau du segment russe. Des analyses sont toujours en cours afin d’évaluer précisément leur impact.

Un final « explosif »

Quelles que soient les conclusions du rapport, la fin de l’ISS s’annonce brûlante. Intervenue en mars 2001, la descente dans l’atmosphère de la station spatiale russe Mir, désorbitée par un vaisseau cargo, avait impliqué le détachement de ses panneaux solaires et de 20 à 25 tonnes de débris spatiaux, à l’origine de bangs soniques.

Depuis 1971, près de 300 débris spatiaux différents, dont au moins cinq stations spatiales, ont été coulés au niveau du point Nemo, la plupart d’origine américaine ou russe.

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