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C’est un évènement actuel des plus affreux : une Américaine affirme avoir été violée dans le metaverse. Explications.

Alors que le metaverse prend de l’ampleur, poussé par les géants de l’industrie dont Facebook, le témoignage d’une Américaine vient de noircir et de rendre tragique sa réputation. En effet, en décembre dernier, Nina Jane Patel, âgée de 43 ans, a publié un article sur le site Medium, expliquant avoir été attaquée par plusieurs personnes sur Horizon Worlds, plateforme de réalité virtuelle. Alors qu’elle s’y était rendue en tant que « bêta-testeuse », dans les 60 secondes qui ont suivi son adhésion, elle a été « harcelée verbalement et sexuellement par trois ou quatre avatars masculins, avec des voix d’hommes ». La femme ajoutant : « Ils ont pratiquement violé mon avatar et ont pris des photos, alors que j’essayais de m’enfuir. Ils ont crié : ‘ne fais pas semblant de ne pas aimer’. J’ai vécu un cauchemar et une expérience horrible qui s’est déroulée tellement vite, avant que je puisse même penser à mettre une barrière de sécurité », disponible sur le site et qui empêche toute interaction avec les autres.

Nina Jane Patel a expliqué il y a quelques jours au New York Post que « le harcèlement dans le metaverse est un problème sérieux sur lequel l’industrie va devoir se pencher afin de mettre en place des contrôles et des mesures de sécurité. Ce problème va continuer pour les hommes et les femmes adultes alors que notre monde passe de l’Internet 2D comme nous le connaissons, à l’Internet 3D, le metaverse. »

Cette femme s’inquiète surtout des conséquences de tels actes sur les plus jeunes : « Nos enfants commenceront à utiliser de plus en plus le metaverse au cours des prochaines années. Le passage inévitable au metaverse suscite désormais de nouvelles inquiétudes s’il n’est pas correctement réglementé et contrôlé pour ce groupe d’âge impressionnable. » Sur Medium, elle a précisé : « La réalité virtuelle a essentiellement été conçue pour que l’esprit et le corps ne puissent pas différencier les expériences virtuelles/numériques des réalités. Dans une certaine mesure, ma réponse physiologique et psychologique était semblable à si cela s’était produit dans la réalité. » 

Face à cette situation, Joe Osborne, le porte-parole de Horizon Venues, a réagi auprès du New York Post : « Nous sommes désolés d’apprendre que cela s’est produit. Nous voulons que tout le monde dans Horizon Venues ait une expérience positive, trouve facilement les outils de sécurité qui peuvent aider dans une situation comme celle-ci – et nous aide à enquêter et à agir. »

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