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Dernièrement, les États-Unis n’ont pas particulièrement brillé dans le domaine de la tolérance. Malgré le mouvement Black Lives Matter, nombreux sont ceux qui continuent à afficher leur mépris envers les personnes de couleur et non hétérosexuelles. Kee San, une femme noire transsexuelle, a été la nouvelle victime de cette discrimination.   

Un nombre disproportionné de crimes violents envers les personnes transgenres

Une autre femme noire transsexuelle a été brutalement tuée aux États-Unis, a rapporté le magazine d’actualité Out. C’est la 28e personne transgenre connue qui a été tuée dans le pays cette année. Kee Sam, âgée de 24 ans, était originaire de Lafayette, en Louisiane. C’est dans un hôtel de la ville qu’elle a été retrouvée blessée par balle le mercredi 12 août. Elle a été transportée d’urgence dans un hôpital local, mais elle a succombé à ses blessures le lendemain. Pour l’instant, ni le meurtrier ni les circonstances de la fusillade ne sont connus.

Une jeune femme de 16 ans a cependant été appréhendée par la police, a rapporté la Human Rights Campaign (HRC) dans un communiqué dénonçant les violences envers les personnes transgenres. Selon le groupe, Kee Sam serait la 28e personne transsexuelle à avoir été assassinée cette année. La HRC a précisé que ce chiffre était sans doute à revoir à la hausse dans la mesure où de nombreux décès de personnes transgenres avec circonstances atténuantes ne sont pas signalés aux autorités.

Une stigmatisation manifeste de la part des médias et des autorités

Face à cette énième manifestation de violence envers une personne transgenre, et noire de surcroît, la HRC a exprimé son indignation à l’encontre de l’inaction pour lutter contre cette discrimination. Le groupe a également déploré le manque de sensibilité des médias face à cette tragédie. Le fait est que de nombreux médias ayant rapporté la mort de Kee Sam se sont trompés sur son identité sexuelle et ne l’ont jamais corrigée par la suite. « Une autre femme transgenre noire a été tuée dans ce pays », a déclaré Tori Cooper, directrice de la HRC.

« Nous savons que les femmes noires trans sont touchées de manière disproportionnée par cette violence, et pourtant beaucoup trop restent silencieuses sur la violence à laquelle nous sommes confrontés », a-t-elle ajouté. Les faits semblent donner raison aux groupes, dans la mesure où deux autres femmes transgenres ont été assassinées en Louisiane au mois de juillet. Dans les deux cas, de nombreux médias se sont également trompés sur l’identité sexuelle des victimes.

Et le souci ne se limite pas aux médias. Selon les estimations de la HRC, 75 % de toutes les victimes transgenres connues subissent une stigmatisation sexiste de la part des médias, des forces de l’ordre et des fonctionnaires. Face à une telle injustice, le groupe a souligné que les crimes violents envers la communauté transgenre ne font qu’empirer, et que des mesures doivent être prises à ce sujet. « Nous devons exiger mieux de nos élus et rejeter la législation anti-transgenre néfaste au niveau local, étatique et fédéral. Il est clair que la violence mortelle affecte de manière disproportionnée les femmes transgenres de couleur », a déclaré la HRC.

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Smeekens Alain
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Smeekens Alain

28 femmes transgenre représente combien en % le nombre de femmes tuée dans ce pays?
Arrêtez donc vos imbécilités et approfondissez vos recherches voir si elles étaient doxicos ou autres!