Porter un enfant n’est pas de tout repos, et les femmes enceintes et allaitantes le ressentent bien. En effet, un nouvel avis d’expertise de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) nous révèle que ces dernières, au fil de leur grossesse, développeraient des carences en iode, fer et en vitamines B9, C et A. Toutefois, cela n’est pas dramatique et ces carences peuvent être facilement palliées grâce à une alimentation équilibrée.

LES FEMMES ENCEINTES ET ALLAITANTES SUJETTES À DES CARENCES

Ce rapport de l’Anses a été élaboré dans le cadre d’une étude sur l’élaboration des repères alimentaires et nutritionnels pour différents types de population, dont les nourrissons, les enfants de 4 à 17 ans, les femmes enceintes et allaitantes et les personnes âgées.
Le résultat de leur analyse est que les femmes enceintes et allaitantes seraient très sujettes à des carences en vitamines B9, C et A mais également en fer et en iode. Ces carences s’accentueraient d’autant plus que le besoin énergétique de ces femmes enceintes et allaitantes augmenterait en moyenne de 70kcal/jour lors du 1er semestre, de 260kcal/jour lors du second et de 500kcal/jour lors du 3e, selon un rapport de l’EFSA de 2017.

Le résultat de ces carences peut être dramatique, puisque « certaines déficiences en micronutriments peuvent entraîner des risques d’anomalies congénitales du fœtus ou des complications obstétriques« , nous indique l’Anses. Le manque d’iode par exemple, élément important pour le développement du bébé et pour faire fonctionner sa thyroïde, sera très dommageable. Les carences en vitamine B9 peuvent causer des malformations du foetus. La vitamine C permet quant à elle de former le placenta et des membranes foetales de bonne qualité, et des carences peuvent provoquer des accouchements prématurés.

COMMENT COMBLER CES CARENCES ?

Pour pallier ces carences, il convient donc d’adopter une alimentation saine et équilibrée ; certains aliments sont donc conseillés, afin d’avoir les apports suffisants en iode, fer et vitamines.

Vitamine B9Vitamine AVitamine CIodeFer
– légumes verts : épinards, salade
– fruits rouges, oranges, bananes
produits laitiers :
beurre, lait, crème fraîche
Fruits et légumes – poissons gras
– jaune d’oeuf
– produits laitiers
Viande

Informations données par Sciences et Avenir.

En effet, selon l’Anses “une étude confirme, par exemple, les bénéfices(…) apportés par les poissons gras pour réduire le risque d’accouchement prématuré et d’insuffisance pondérale à la naissance« .

Tout ces conseils ne s’appliquent cependant pas SEULEMENT aux femmes enceintes et allaitantes, mais également aux femmes en âge d’avoir des enfants. Elles doivent également surveiller leur alimentation et faire attention à leur équilibre alimentaire, sans attendre d’être enceinte, et cela est mieux si celui-ci est satisfaisant et compatible avec les besoins de la mère et du potentiel enfant. “Bien qu’il ne soit jamais trop tard pour réajuster son alimentation, dès la conception le statut nutritionnel joue déjà, d’autant que toutes les grossesses ne sont pas planifiées« , nous explique le professeur Margaritis.

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