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Un soi-disant thérapeute, cité dans de nombreux médias, semble être une invention

Cette invention a été conçue pour attirer le trafic vers un site de jouets sexuels, selon une enquête récente

Therapeute

Une enquête récente révèle une escroquerie audacieuse de la part d’un thérapeute relationnel qui n’existe probablement pas. Ce faux expert a été cité dans de nombreux articles prestigieux. Son histoire, mise au jour par un journaliste, révèle une habile escroquerie visant à promouvoir un site web de sex toys en trompant les médias.

Tout a commencé avec une prétendue thérapeute nommée Sophie Cress qui, selon ses apparentes qualifications, se présentait comme une spécialiste en thérapie de couple et familiale. Son nom a été mentionné dans des publications telles que Newsweek et The Independent. Selon une enquête menée par l’écrivaine Ashley Abramson pour Allure, Cress a attiré l’attention d’Abramson via le service Help A Reporter Out (HARO), un outil utilisé pour connecter journalistes et sources. 

Dès le début, Abramson a remarqué plusieurs signes inquiétants, notamment l’adresse e-mail de Cress liée à un site web de jouets sexuels, SexualAlpha.com. Toutefois, la journaliste a décidé de poursuivre l’échange, mais Cress a évité un entretien en personne, exigeant des entretiens uniquement par écrit. Intriguée, Mme Abramson a enquêté sur cette thérapeute et découvert qu’elle n’existait tout simplement pas. Sophie Cress était en fait une invention du propriétaire de SexualAlpha.com, Dainis Graveris, basé en Lettonie. Il a créé cette fausse thérapeute afin d’augmenter le trafic sur son site.

Les investigations d’Abramson ont révélé qu’aucune personne portant ce nom ne figurait dans les registres des thérapeutes de la Caroline du Nord, où Cress prétendait exercer. De plus, aucune des certifications mentionnées sur son site, liées aux programmes Prepare/Enrich et Gottman, n’a pu être confirmée. Il s’est même avéré que la photo de Cress venait d’un site de photos d’archives, utilisée sans aucun lien avec la personne qu’elle était censée représenter.

Les journalistes contactés par Cress ne se sont pas donné la peine de vérifier ses informations et ont publiquement relayé ses propos. Bien que HARO n’existe plus, remplacé et fermé par la société Cision, ce service avait déjà été utilisé pour des arnaques similaires dans le passé. Il semble que même après la fermeture de HARO, Sophie Cress puisse continuer à exister en ligne à travers des profils sur des plateformes comme Qwoted, ce qui laisse penser que l’objectif de cette escroquerie est toujours d’alimenter le trafic sur le site de jouets sexuels. Par ailleurs, un hacker réussit à prendre le contrôle d’une cage de chasteté connectée.

Par Eric Rafidiarimanana, le

Source: Futurism

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