À tous ceux qui se sont demandés un jour à quoi ressemble la face cachée de la Lune, Chang’e-4 pourrait bien nous donner la réponse. Le module d’exploration spatial lancé par la Chine il y a quelques mois vient de se poser sur la face non visible de notre satellite. Un exploit qui marque le début d’une mission difficile d’autant que les communications avec le module seront compliquées.

UN EXPLOIT AUSSI ÉTONNANT QUE DIFFICILE

Le 8 décembre dernier, la Chine lançait Chang’e-4, un module d’exploration avec une mission : parcourir la face cachée de la Lune afin de l’étudier. Après presque un mois de voyage, ce dernier s’est posé sans encombre le 3 janvier à 10h26, heure de Pékin (03h26 heure de Paris). Si poser un module sur la Lune n’a rien de surprenant, le fait qu’il se soit posé sur sa face cachée rend cette mission exceptionnelle.

C’est en effet la première fois que ce type d’alunissage est réalisé avec succès malgré d’autres tentatives menées par différentes missions par le passé. Le fait que ce soit un module chinois qui le réussisse montre également que la Chine a désormais une place plus importante dans le domaine spatial.


DES COMMUNICATIONS RENDUES COMPLEXES

Chang’e-4 a aluni sur une zone du satellite connu pour être escarpée : le bassin Aitken, situé près du pôle sud de la Lune. Si ses déplacements vont être plus difficiles que sur la face visible, ce sont les communications avec le module qui vont être très compliquées. Comme la face cachée de la Lune est dans le sens opposé à la Terre, il n’y a pas de moyen d’y transmettre directement les signaux depuis notre planète.

Les ondes radio émises, quelle que soit leur origine, sont bloquées par la masse rocheuse de la Lune. La Chine a donc dû, dans un premier temps, concevoir et lancer Queqiao, un satellite placé en orbite autour de la Lune et dont la mission est de servir de relais afin de transmettre les informations et les données entre le module et la Terre.

 

LA CHINE, NOUVEL ACTEUR FORT DE LA CONQUÊTE SPATIALE ?

Avec cette prouesse, la Chine montre que la recherche aérospatiale est un domaine en pleine expansion dans le pays. Des milliards sont investis dans cette industrie sur laquelle mise énormément le pays. Pékin se prépare d’ailleurs à lancer sa nouvelle mission lunaire : Chang’e-5.

Cette mission prévue pour 2020 permettra de récupérer des échantillons de sol lunaire, de les ramener sur Terre et de les analyser en détail. Parmi les autres projets prévus, la Chine prévoit d’envoyer des satellites mais également un robot à la surface de Mars.

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